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Au bord du gouffre financier, Viadeo suspend le cours de son action

Viadeo demande la suspension du cours de son action

Viadeo demande la suspension du cours de son action - Eric Piermont - AFP

Le patron de Viadeo demande la suspension du cours de l'action, évoquant de gros problèmes de financement. La société est toujours à la recherche de nouveaux investisseurs.

Dans un communiqué laconique, le nouveau CEO de Viadeo Renier Lemmens a demandé la suspension du cours de l'action après de gros problèmes de financement. "Comme nous l’avons annoncé, notre société ne réussira pas à mener à bien sa stratégie de redéploiement avec la trésorerie limitée dont elle dispose. À l’heure actuelle, il semble peu probable que nous puissions sécuriser de nouvelles sources de financement et nous explorons des solutions alternatives". Le groupe, qui dispose d’une trésorerie de 1,3 million d'euros (montant non audité) en tenant compte du décalage de décaissements, cherche toujours des solutions pour consolider son bilan comme l'expliquait Renier Lemmens le 13 octobre dernier. "La recherche active d`investisseurs s'avère plus longue que prévu et son issue est aujourd'hui incertaine. Pour éviter des problèmes de trésorerie, cette recherche doit aboutir avant la fin de l`année. Nous sommes actuellement en discussion avec plusieurs partenaires intéressés qui étudient différentes possibilités".

Au stade actuel, "les actionnaires actuels devraient considérer le titre Viadeo comme un investissement spéculatif", a également déclaré le PDG du groupe. Arrivé à la tête de la société en janvier en remplacement de Dan Serfaty, un des fondateurs du réseau social professionnel, Renier Lemmens avait la lourde tâche de mettre en place la nouvelle stratégie du groupe, orientée dorénavant vers le B-to-B (vers les entreprises) et recentrée sur ses activités françaises après la cession de sa filiale Tianji en Chine. Introduit en juillet 2014 à la Bourse de Paris, Viadeo a connu une histoire boursière difficile. Concurrencée par LinkedIn, la société a vu sa capitalisation fondre de 93% en l'espace d'un peu plus de deux ans, passant de 170 millions d'euros (17,1 euros par action), à seulement 10 millions d'euros (99 cents par action).