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Après un début d'année timide, les méga fusions-acquisitions sont de retour

En Europe et aux Etats-Unis, de nombreuses méga-opérations de rapprochement ont été annoncées. Un retour des "fusac" qui est alimenté par la politique des taux bas des deux côtés de l'Atlantique.

Après un début d'année difficile avec des entreprises refroidies par les incertitudes (Brexit, guerres commerciales...), les "fusac" repartent enfin. En moins d'un mois, ce sont près de 100 milliards d'euros de fusions-acquisitions qui ont été annoncés. Et pas des moindres ! LVMH va absorber Tiffany pour plus de 16 milliards de dollars. Fin octobre, c'est PSA qui a annoncé un mariage avec Fiat-Chrysler, une opération à plus de 50 milliards d'euros.

Aux États-Unis, même constat dans le domaine du courtage avec l'acquisition d'Ameritrade par Charles Schwab pour 26 milliards de dollars. Selon Aymeric Diday, directeur de la gestion sous mandat de Pergam, "C'est un retour depuis quelques mois des fusac, car les entreprises cherchent de la croissance. Et quand elles ne l'a trouvent pas en interne, elles vont faire des acquisitions. Et puis les taux sont très bas, ça donne la possibilité de s'endetter et de faire des fusac".

Attention à l'endettement

Mais les entreprises veulent surtout préparer l'avenir pour résister à un possible retournement économique et pour affronter les mutations technologiques qui les attendent. "Quand on regarde le secteur auto par exemple, les fusions-acquisitions, c'est l'opération de la dernière chance. Les investissements sont énormes dans la voiture électrique et autonome par exemple, il faut se rassembler pour mutualiser les investissements."

Les taux bas voire négatifs ont bénéficié à la rentabilité des entreprises. Mais la banque de France appelle toutefois à la vigilance face à une explosion de l'endettement des grands groupes sur le marché obligataire, Un nouveau record s'annonce cette année en Europe.

OC avec Etienne Bracq