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S'occuper de sa famille est plus dur qu'en 1986 pour 2 Français sur 3

Les Français citent avant tout des raisons économiques pour expliquer le fait qu'il est plus dur de s'occuper de sa famille aujourd'hui qu'en 1986

Les Français citent avant tout des raisons économiques pour expliquer le fait qu'il est plus dur de s'occuper de sa famille aujourd'hui qu'en 1986 - Public Domain - Pixabay - CC

Les Français estiment que le chômage, la précarité et la baisse du pouvoir d'achat font qu'il est plus compliqué de s'occuper de sa famille qu'il y a 30 ans, selon une étude Kantar Sofres publiée ce lundi 19 septembre.

Deux tiers des Français (65%) jugent plus difficile de s'occuper de sa famille aujourd'hui qu'il y a 30 ans, selon une étude Kantar Sofres publiée ce lundi 19 septembre.

Le chômage et la précarité sont évoqués par 56% des répondants et la baisse du pouvoir d'achat par 54% d'entre eux comme raisons de leurs difficultés, selon cette étude (*) réalisée du 8 au 11 juillet 2016 pour le compte de l'association d'aide à domicile ADMR

La perte des valeurs traditionnelles (46%) et la montée de l'individualisme (46%) suivent dans la hiérarchie des causes citées, avec l'éloignement géographique des différents membres d'une même famille (45%), le fait que les deux parents travaillent (42%) ou le coût du logement (42%). Le développement de nouvelles formes de famille est moins relevé (30%).

Une vie quotidienne facilitée

Parallèlement, 50% des personnes interrogées estiment que le développement des services à domicile a facilité la vie quotidienne de leur famille au cours des dernières décennies, devant le développement des structures d'accueil, telles que les crèches ou les maisons de retraite (44%).

Ces facteurs sont plus souvent mentionnés que le développement des nouvelles technologies (36%), l'allongement de l'espérance de vie (34%), l'augmentation du temps libre (34%) ou le développement de nouvelles formes de familles (22%).

L'action des pouvoirs publics en faveur de différents publics en difficulté est jugée déficiente. 78% des répondants considèrent que l'action publique en faveur des personnes âgées isolées est insuffisante (contre 21%), tout comme 77% concernant l'action en faveur des personnes âgées en perte d'autonomie (contre 23%), 75% concernant l'action en faveur des personnes en situation de handicap (25% d'avis inverse) et 66% s'agissant des personnes malades (contre 33% qui l'estiment suffisante).

Un Français sur deux considère aussi que l'action des pouvoirs publics à l'égard des familles est insuffisante (52%). Enfin, 47% pensent que les pouvoirs publics n'agissent pas suffisamment en faveur de la petite enfance et 46% en faveur des familles monoparentales.

(*) Étude réalisée auprès d'un échantillon de 1.007 personnes avec la méthode des quotas.

J.M. avec AFP