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Les géants américains fuient l'impôt sur les sociétés

Intaxables? Certaines compagnies américaines payent en tout cas des impôts sur les bénéfices bien éloignés de leurs revenus réels.

Intaxables? Certaines compagnies américaines payent en tout cas des impôts sur les bénéfices bien éloignés de leurs revenus réels. - -

Dans le collimateur du fisc français et américain, Google, Microsoft ou encore Facebook s’acquittent d’un impôt sur les sociétés nettement plus faible que leurs revenus ne le laisseraient supposer. Retour sur six cas emblématiques.

Depuis le Luxembourg ou l’Irlande vers les Bermudes et les Iles Vierges, en passant par les Pays-Bas, le trajet de l’argent des compagnies américaines ressemblent fort à un vol Air France. BFMbusiness.com a épluché les comptes de six géants américains, pour mettre en évidence ces stratégies.

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Destination finale : les paradis fiscaux

Les revenus de ces multinationales, qu’il s’agisse de ventes matérielles ou immatérielles, sont souvent comptabilisées au Luxembourg ou en Irlande. En outre, ce dernier devrait logiquement récupérer des sommes importantes, malgré un taux d’imposition sur les sociétés le plus bas d’Europe. Mais le vert pays ne voit en réalité pas la couleur des billets, car aussitôt arrivé en Irlande, l’argent repart vers les Bermudes ou les Iles Vierges, pays exonérés de toute taxe.

Et pour éviter de payer l'impôt fédéral américain sur les bénéfices réalisés à l’étranger, d'une hauteur de 35%, les compagnies choisissent de laisser dormir une grande partie de leur trésorerie à l’étranger plutôt que de la rapatrier vers la maison-mère américaine. Au final, si une majorité du chiffre d’affaires est réalisé hors Etats-Unis, les impôts payés à l’étranger sont toujours très faibles.

Plus de contrôles, mais encore peu de résultats

En France, les caisses du fisc sont ainsi privées plus de 950 millions d’euros d’impôts sur les sociétés. Des deux côtés de l’Atlantique, les contrôles se multiplient ces derniers mois pour récupérer cet argent. Mais face aux stratégies bien rodées des géants américains, les gendarmes français semblent démunis.

Pour enrayer cette mauvaise image, certaines compagnies comme Google et Microsoft n’hésitent pas à faire valoir leurs investissements et leur poids dans l’économie nationale, aussi bien en termes d’emplois que de recherches et développement.

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