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Heures supplémentaires: le débat sur la défiscalisation relancé

Le député UDI Jean-Christophe Lagarde défend la proposition de Jean-Louis Borloo.

Le député UDI Jean-Christophe Lagarde défend la proposition de Jean-Louis Borloo. - -

Le groupe UDI à l'Assemblée nationale va défendre ce 28 novembre une proposition de loi afin de rétablir la défiscalisation des heures supplémentaires. Une mesure que les amis de Jean-Louis Borloo voudraient voir intégrée à la remise à plat de la fiscalité.

L'UDI, le parti centriste de Jean-Louis Borloo, va défendre ce jeudi 28 novembre, une proposition de loi rétablissant une défiscalisation des heures supplémentaires, supprimée par le gouvernement Ayrault.

Jean-Christophe Lagarde, porte-parole des députés centristes, a estimé le jeudi 28 novembre 2013 sur BFM Business que cette défiscalisation devrait toucher "les salariés qui gagnent moins de deux smics par mois".

Jean-Louis Borloo, patron de l'UDI, avait également déclaré, mercredi 27 novembre sur BFMTV, que l'abrogation de cette mesure phare de la présidence Sarkozy devait être remise en question. Alors que l'abrogation date de 2012, Jean-Christophe Lagarde a assumé de "remettre le sujet sur la table".

Une mesure déjà proposée par des députés PS

Selon Jean-Christophe Lagarde, cette mesure devrait être intégrée à la mise à plat du système fiscal du premier ministre. "Pour mettre à plat, il faut de la confiance", a-t-il estimé. "Les petits revenus "ont perdu 70, 90 euros par mois, et c'est beaucoup d'argent pour eux".

Mais l'abrogation de la défiscalisation a rapporté gros à l'Etat. Entre 2007 et 2012, le coût de la mesure est estimé à 17,5 milliards d'euros. En 2012, l'abrogation de la mesure aurait permis d'économiser 980 millions d'euros.

En septembre, certains députés socialistes, dont le porte-parole du groupe PS à l'Assemblée Nationale, Thierry Mandon, avaient, eux aussi, estimé que cette mesure était particulièrement dure pour les petits revenus.

En septembre, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, avait affirmé que le débat était clos pour le gouvernement.

BFM Business