BFM Patrimoine

SeLoger : «On devrait frôler le million de transactions»

La dynamique du marché immobilier ne faiblit pas et il se pourrait que la barre du million de transactions soit franchie d’ici la fin de l’année. Le point avec Bertrand Gstalder, président du groupe SeLoger.

Ce premier semestre 2019 s’inscrit indéniablement dans une dynamique porteuse sur le volet immobilier. Invité sur le plateau d’Intégrale Placement ce vendredi 26 juillet, le président du groupe SeLoger dresse le panorama des transactions réalisées depuis le début de l’année au travers de plusieurs chiffres clés.

« On est effectivement sur un marché qui est très positif, très encourageant avec un premier semestre très actif », relève Bertrand Gstalder. « Si on regarde juste les chiffres des trois derniers mois, nous observons +9,8% de transactions par rapport à l’année dernière. C’est donc un marché très actif où l’on devrait sur 2019 frôler la barre du million de transactions ». Tout en soulignant qu’il y a six ans à peine, « nous étions sur un marché de 650 000 transactions » par an.

3,5 millions d’acheteurs potentiels

Autre chiffre significatif : le président de SeLoger souligne qu’« aujourd’hui, 3,5 millions de Français ont l’intention d’acheter. Plusieurs facteurs expliquent une telle progression. D’abord, le moral des acheteurs. Le nombre de porteurs de projets d’achats a augmenté fortement (+400 000 par rapport à l’an passé pour un total de 3,5 millions de porteurs de projets) », détaille l’expert.

Une hausse principalement soutenue « par des taux de crédit assez bas et des conditions d’accès à ces crédits beaucoup plus souples ». Résultat : 8 Français sur 10 considèrent désormais que c’est le moment d’acheter (ils étaient 7,5 à l'envisager il y a un an).

Ascenseur tarifaire

Le fait est que cette dynamique s’accompagne de prix qui ne cessent de croître. « Oui, globalement, le prix moyen en France d’achat dans l’ancien se situe aux alentours de 3 450 euros. Ce sont des prix qui ont augmenté, en moyenne de 3,8% sur l’année avec évidement des disparités régionales fortes. Vous avez des villes qui ont vu leur prix croître de +13% comme à Villeneuve d'Ascq et d’autres où les prix ont baissé (c’est le cas de Reims ou de Pau) de l’ordre de 5% sur un an », pointe Bertrand Gstalder.

Lequel rappelle que même si le marché tend actuellement à se réguler, il s'accompagne de « fortes demandes avec des prix qui augmentent notamment en région parisienne ».