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Quel avenir pour le Crédit Immobilier de France?

Le Crédit immobilier de France représente 2500 salariés

Le Crédit immobilier de France représente 2500 salariés - -

Le patron de la banque a remis lundi 12 novembre un projet à l’Elysée, proposant de pérenniser l’activité de l’établissement. Mais pour le moment rien de très précis n’est connu.

Le Crédit Immobilier de France (CIF) ne devrait pas disparaître. Mais reste à savoir sous quelle forme il pourrait poursuivre son activité.

Alors que les députés français doivent approuver, ce mardi 13 novembre, l’accord de la garantie d’Etat à la banque, le patron du CIF, Michel Bouvard, a livré hier à Bercy ses propositions concernant le devenir de son établissement.

Pour le moment, les contours de ce projet ne sont pas précisément connus. Une certitude : Michel Bouvard, nommé en octobre dernier par le gouvernement, n’a certainement pas plaidé pour la solution la plus radicale, c’est-à-dire gérer le CIF en extinction, qui reviendrait à laisser son activité mourir à petit feu.

Le patron de la banque a dû proposer une ou plusieurs alternatives. L’idée notamment de scinder les activités de Crédit Immobilier de France et de la transformer en Banque du Logement pourrait faire son chemin.

Cette option permettrait de garder une grande partie des 2500 salariés que compte le CIF. Elle aurait comme autre avantage de maintenir l’activité principale du Crédit Immobilier de France, le prêt aux ménages, voire aux ménages peu aisés, marché sur lequel peu d’acteurs sont présents.

Quel rôle pour la Banque Postale?

Par ailleurs, l’adossement à un autre établissement ne semble, pour le moment, pas totalement exclu. Cette option n’est pas nouvelle. La Banque Postale avait déjà refusé de s’adosser au CIF en septembre dernier. La garantie d’Etat pourrait éventuellement lui faire réviser son jugement et reprendre l’activité de crédit du CIF.

En attendant, la Banque Postale avait publié le 12 octobre dernier un communiqué affirmant qu’elle mettrait en place en 2013 des prêts pour financer des opérations de location-accession, notamment à destination des ménages modestes. Elle précisait alors que "dans le cadre de sa politique de recrutement externe", elle "donnera priorité aux collaborateurs du Crédit immobilier de France".

Reste un problème de taille pour le CIF : en plus du Parlement français, Bruxelles doit également donner son feu vert pour que l’Etat accorde sa garantie. La Commission pourrait très bien exiger, en échange de son aval, la mise en extinction pure et simple de l’établissement, solution qui aujourd’hui ne semble plus être retenue par quiconque.

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