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Les taux des crédits immobiliers n'en finissent plus de chuter 

La baisse des taux a été comparable sur l'ancien et le neuf

La baisse des taux a été comparable sur l'ancien et le neuf - Lionel Bonaventure - AFP

En moyenne, les taux annuels des crédits immobiliers ont atteint 2,36% en décembre contre 2,38% le mois précédent, selon l'observatoire Crédit Logement CSA publié ce lundi 5 janvier.

La dégringolade s'est poursuivie de plus belle. Les taux d'intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques en France ont diminué tout au long de 2014, pour s'établir à 2,36% en décembre, contre 2,38% un mois plus tôt, un plus bas inédit, selon une étude publiée ce lundi 5 janvier.

Les taux des prêts du secteur concurrentiel se sont ainsi notamment établis en moyenne à 2,37% pour l'accession, tant dans le neuf que dans l'ancien, détaille l'observatoire Crédit Logement/CSA.

"Jamais les taux n'étaient descendus aussi bas. Depuis le début de l'année 2014, les taux ont perdu 72 points de base : leur diminution s'est poursuivie toute l'année, sous l'effet de la baisse du coût des ressources et de la volonté des banques de soutenir les marchés immobiliers", commente l'observatoire.

Des baisses similaires pour le neuf et l'ancien

Cette baisse est d'une ampleur comparable sur l'ensemble des marchés : celui des travaux avec des taux à 2,38% (contre 3,12%), celui du neuf, où ils sont de 2,35% (contre 3,08%) et enfin celui de l'ancien, où les taux sont de 2,36% en décembre (contre 3,08% en décembre 2013). Sur ce dernier marché, alors que la baisse des prix est restée très modérée, celle des taux intervenue depuis la fin 2011 - 163 points de base au total - équivaut à un recul des prix de 15,1%, selon l'étude.

La part des prêts à taux variable est tombée à 2,4% le mois dernier, contre 6,4% en 2013, ces formules étant désormais sans intérêt pour les emprunteurs, du fait de cette chute des taux fixes.

Des ménages plus solvables

Au mois de novembre, la durée des prêts s'est établie à 210 mois en moyenne (232 mois pour l'accession dans le neuf et 225 mois pour l'accession dans l'ancien) soit environ 6 mois de plus qu'au printemps. Toutefois le coût des opérations reste relativement élevé, à 3,76 années de revenus en décembre, dans un contexte de lente érosion des revenus des ménages" (-0,1% sur un an, après +0,3% en 2013), note l'observatoire.

Dans le même temps, le niveau de l'apport personnel se dégrade encore, reculant de 4,2% sur un an, après -5,5% en 2013. Toutefois l'indicateur de solvabilité de la demande poursuit sa progression, bénéficiant de l'amélioration des conditions de crédit et retrouvant ses "niveaux élevés de 2011".

J.M. avec AFP