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Les salariés du Crédit immobilier de France appellent au sauvetage de l'établissement

Les salariés du CIF avancent leurs arguments pour que l'activité de l'entreprise soit poursuivie

Les salariés du CIF avancent leurs arguments pour que l'activité de l'entreprise soit poursuivie - -

Les employés du CIF, dont l’Etat a décrété la fin de l’activité, affichent plusieurs arguments solides pour que leur banque soit reprise par une autre structure.

Mobilisation du côté des salariés du Crédit immobilier de France (CIF) contre la mort annoncée de l'établissement. Ils étaient reçus ce vendredi 14 septembre à Bercy, alors que le gouvernement a prévu de gérer l'extinction de l'activité. Ce dernier garantit ainsi le financement du CIF sur les marchés financiers, mais lui impose en retour de ne plus délivrer de crédits à ses clients.

Les salariés militent, eux, pour un plan B. Dans ce but, ils ont un argument de poids pour défendre leur entreprise: le CIF est l'un des seuls acteurs spécialisés dans les prêts immobiliers aux ménages modestes. Un argument qui résonne d'autant plus à l'heure où toutes les autres banques sont de plus en plus sélectives et réclament des apports importants.

Pour eux, gérer l'activité du CIF en extinction, comme le gouvernement l’a prévu, revient à priver les ménages modestes de l'accession à la propriété.

Une entreprise qui reste rentable

Or, selon les salariés, d'autres solutions sont envisageables. Certes, le CIF souffre bel et bien d'un problème structurel, de liquidité. Faute de dépôts, cet établissement est, en effet, trop dépendant des marchés pour son financement. Mais, les salariés soulignent que l'entreprise est rentable. Elle serait donc tout à fait viable, une fois réglé ce problème de liquidité. Ce qui pourrait être fait en l’adossant, par exemple, à la Caisse des Dépôts.

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