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La présidentielle va-t-elle briser l'élan des acquéreurs de biens de luxe?

L'issue de l'élection présidentielle en mai prochain pourrait freiner un marché immobilier de luxe pourtant bien engagé.

L'issue de l'élection présidentielle en mai prochain pourrait freiner un marché immobilier de luxe pourtant bien engagé. - Boyan Topaloff - AFP

Une récente étude met en exergue un regain d’optimisme chez les acquéreurs de biens immobiliers de prestige. Mais la prudence reste de mise à l'approche de l'élection présidentielle, alors que la question de l'ISF divise les différents candidats.

La baisse du prix des biens de prestige en France et le niveau historiquement bas des taux d’intérêt ont redonné le moral aux acheteurs, qui confirment leur retour sur un marché immobilier de luxe en meilleure forme après plusieurs années difficiles.

Alors que 2016 a été "l'année du redressement" selon Alexander Kraft, le patron du réseau d'agences Sotheby's International Realty France-Monaco, une étude du site Lux-Residence.com souligne le regain d'optimisme chez les futurs acquéreurs.

D'après le portail d'annonces immobilières haut de gamme, ils sont désormais 64% à penser que c'est le bon moment pour acheter, soit 13 points de plus qu’en 2015. Mais les futurs acheteurs devront désormais composer avec un nouveau paramètre: l'élection présidentielle.

Ainsi, 21% d’entre eux affirment que cette perspective est susceptible de retarder leur projet. Ils seront donc particulièrement attentifs au programme des différents candidats à la présidence de la République, attendus notamment sur le volet fiscal.

Macron veut réformer l'ISF

Et s’il y a un sujet qui les divise, c’est bien l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), qui touche les foyers fiscaux dont le patrimoine dépasse 1,3 million d'euros. Aujourd'hui, 345.000 personnes payent cette taxe. D'ailleurs, l’intervention mercredi d’Emmanuel Macron sur France Inter n’est pas passée inaperçue.

Le leader du parti "En Marche" a annoncé son intention de "réformer en profondeur" l'ISF en supprimant "la part qui finance l'économie réelle", c'est-à-dire la détention d'entreprise ou d'actions, pour en faire un "impôt sur la rente immobilière".

En clair, Emmanuel Macron souhaite que l'ISF...

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Julien Mouret