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La Fnaim craint une baisse massive de l'offre locative en France

Lors de sa grande conférence de rentrée, l’organisation syndicale des professionnels de l'immobilier a mis en garde contre une baisse massive de l'offre locative en France.

Lors de sa grande conférence de rentrée, l’organisation syndicale des professionnels de l'immobilier a mis en garde contre une baisse massive de l'offre locative en France. - MYCHELE DANIAU - AFP

Les professionnels de l'immobilier redoutent une forte baisse du nombre de logements disponibles à la location. Selon eux, les propriétaires bailleurs ne s'y retrouvent plus, faute de charges élevées.

La Fnaim tire la sonnette d’alarme. Lors de sa grande conférence de rentrée, l’organisation syndicale des professionnels de l'immobilier a mis en garde contre une baisse massive de l'offre locative en France, une menace qui pèse sur le marché. Et sur ce point, le réseau est très clair: l'encadrement des loyers, jusque là limité à Paris, n'y est pour rien!

En réalité, l'explication est ailleurs, et elle est double. Tout d'abord, il y a la baisse du niveau des loyers (-1% à l'échelle nationale), une première depuis la crise financière de 2008. Cette tendance est liée uniquement à la baisse du pouvoir d'achat des ménages, qui contraint les propriétaires à ajuster leurs prix.

Selon la Fnaim, le propriétaire bailleur voit ses charges augmenter constamment à l'image de la taxe foncière. Il doit en outre faire face à la progression des impayés de loyers. Le réseau dénonce notamment les nouvelles règles de la loi Alur qui allongent les délais des procédures lorsque le locataire ne paie pas son loyer.

Le rendement se "réduit comme peau de chagrin"

Dans ce contexte, le rendement locatif ne peut que diminuer, rendant l’investissement immobilier moins attractif. Car si ce type de placement peut paraître nettement plus rémunérateur comparé au Livret A ou même à l'assurance-vie, le rendement locatif brut - qui tourne entre 4 et 7% en moyenne - n’intègre évidemment pas les charges et les impayés. Ainsi, il se "réduit comme peau de chagrin", résume Jean-François Buet, le patron de la Fnaim.

L’organisation syndicale a d'ailleurs fait un point sur la rentabilité observée dans les grandes villes l'an passé... Cliquez ici pour lire la suite

Marie Coeurderoy édité par J.M.