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L'immobilier parmi les placements qui devraient rapporter le plus en 2016

Le courtier Meilleurtaux fait le point sur la rentabilité des produits d'épargne dans une étude menée avec le cabinet Asterès

Le courtier Meilleurtaux fait le point sur la rentabilité des produits d'épargne dans une étude menée avec le cabinet Asterès - Philippe Huguen - AFP

"Immobilier, assurance-vie, Bourse... Qui sera le grand gagnant cette année? Zoom sur les placements les plus attractifs, selon une étude menée par le courtier Meilleurtaux avec le cabinet Asterès."

Les Français sont-ils toujours aussi accros aux placements sans risque? Plus tout à fait. Et pour cause: les produits d’épargne ne rapportent quasiment plus rien. Le Livret A, encore très présent dans le portefeuille des ménages l’an passé, n’a plus le vent en poupe.

Depuis août 2015, il ne rapporte plus que 0,75% par an, et devrait rester à un niveau bas car "le gouvernement l’a surévalué de 0,25 point par rapport à ce qu’il devrait être compte tenu de l’inflation quasi-nulle et de taux interbancaires négatifs", explique Meilleurtaux dans une étude menée avec le cabinet Asterès. Quant au Plan d’épargne logement (PEL), sa rémunération est passée de 2% à 1,5% au 1er février 2016.

Même son de cloche pour l’assurance-vie en euros. Si ce produit a fini l’année 2015 dans le vert en termes de collectes, son rendement s’effrite. Les fonds en euros ont rapporté en moyenne 2,5%, soit 0,3 point de moins qu’en 2014. Ses performances pourraient encore diminuer en 2016, "en ligne avec l’affaiblissement continu des taux obligataires et de faibles performances boursières", indique l’étude.

La Bourse incertaine, l'immobilier solide

Parlons de la Bourse justement. Les marchés financiers ne font pas mieux. Après une remontée progressive depuis 2012, l’indice CAC 40 a perdu près de 20% entre son pic d’avril 2015 et le mois de février 2016. Et ses perspectives en 2016 restent incertaines, sur fond de ralentissement de la croissance mondiale, notamment en Chine, et de repli des prix du pétrole.

Reste l’immobilier, qui semble repartir de l’avant. Pour la première fois depuis longtemps, certains professionnels du secteur observent une inversion de la courbe des prix, après une baisse ininterrompue depuis quatre ans. Il faut dire que les emprunteurs n’ont jamais eu des taux d’intérêt aussi bas, ce qui fait grimper la demande.

Côté rendement, la pierre fait preuve de stabilité. Bien qu’en forte baisse depuis 2000 (-30%), la rentabilité locative brute atteint 6% en moyenne pour la France métropolitaine (hors Corse). Elle peut même dépasser les 9% dans certaines grandes villes comme Saint-Étienne ou Limoges. Paris affiche cependant la rentabilité la plus faible parmi les dix plus grandes agglomérations françaises (3,6%).

Julien Mouret