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Immobilier: pour les notaires, la baisse des prix a bien commencé

Les prix immobiliers en France ont reculé en 2012

Les prix immobiliers en France ont reculé en 2012 - -

L'année 2012 aura été marquée par une baisse significative des transactions, selon une étude des notaires de Paris publiée ce jeudi 4 avril. Ce qui a permis une baisse des prix même dans la capitale. Le mouvement devrait se poursuivre.

"L'année 2012 aura été une année de rupture de dynamique". Les notaires de Paris remarquent en effet, dans leur étude publiée ce jeudi 4 avril, que le nombre de transactions immobilières en France en 2012 a chuté de 12% par rapport à 2011. Seules 709.000 transactions ont été enregistrées, 128.300 pour l’Ile-de-France et 580.700 pour la province.

Cela aura au moins permis au marché de calmer un peu ses prix. En effet, pour les appartements anciens, sur un an, l’évolution de prix est de -1,3% pour l'ensemble de la France. La baisse est plus marquée en province (-1,9%) qu’en région parisienne (-0,6%). Dans la capitale, fin décembre, le prix au mètre-carré s’élevait à 8.270 euros (-2% sur trois mois).

Bonne nouvelle pour les futurs acheteurs, les prix poursuivent leur repli puisqu'en mars, dans la capitale, ils devraient atteindre 8.080 euros alors qu'ils étaient à 8.460 euros en août 2012."Sur le marché de l’ancien, le recul des prix a été sensible sur les marchés les moins tendus et les biens de moindre qualité", notent les notaires

Mais cet attentisme va-t-il durer ? Selon les notaires :" le comportement attentiste des vendeurs et des acheteurs se justifie par l’état général de l’économie et ses perspectives à court terme. Cependant, les taux d’intérêt ne resteront pas longtemps aussi bas. Les vendeurs doivent ajuster leurs prix à la solvabilité des acquéreurs".

Les notaires parisiens espèrent que le plan d'urgence sur le logement de François Hollande relancera le marché. Mais ce qui inquiète surtout les acheteurs est la fiscalité. "On constate aussi un retrait ou un report de mise en vente de leur bien par les vendeurs dans l’espoir d’un assouplissement du régime d’imposition des plus-values immobilières".

Diane Lacaze