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Immobilier: Pékin et Bombay plus inaccessibles que Paris et New York

Les logements à Pékin et Bombay sont devenus inaccessibles pour leurs habitants.

Les logements à Pékin et Bombay sont devenus inaccessibles pour leurs habitants. - FREDERIC J. BROWN - AFP

Alors que les prix des logements à Paris et New York sont parmi les plus élevés de la planète, Bombay et Pékin sont devenues inaccessibles pour la plupart de leurs habitants. Explications.

Alors que l’immobilier se remet à flamber à Paris (8.320 euros/m² au dernier pointage), la ville lumière est loin d'être la mégapole la plus inaccessible du monde. C’est ce qui ressort d’une étude menée par Oxford Economics, qui a tenté de mettre en perspective le prix au m² pondéré par le revenu (médian) des habitants. Et à ce petit jeu-là, ce sont les villes asiatiques qui montent sur la première marche du podium.

À Hong Kong, Bombay, Pékin et Shanghai, il faut désormais plus de 30 ans à un ménage qui dispose du revenu médian local pour acheter un appartement d’une surface de 90 m². Bien que ce nombre ait quelque peu diminué récemment à Pékin et Shanghai, il reste de loin bien supérieur à celui constaté à New York et Paris (moins de 20 ans pour les deux). Londres est la seule ville en dehors de l'Asie où l’immobilier est également considéré comme "inabordable" puisqu’il faut également plus de 30 ans à un Londonien "moyen" pour s’offrir un logement de 90 m².

Les prix s'envolent depuis 2008

D’après l’étude, "malgré une croissance relativement robuste du revenu au cours des dernières années, ce ratio a continué d'augmenter dans la plupart des villes étudiées". Il faut dire que dans certaines mégalopoles, les prix immobiliers ont littéralement explosé. Ainsi, le coût d'un logement à Hong-Kong et Bombay a grimpé de respectivement 160% et 150% entre 2008 et 2016 tandis qu’à Paris les prix ont bondi de près de 30%.

Pour expliquer cette flambée immobilière, Oxford Economics pointe la faiblesse des taux d'intérêt au cours de la dernière décennie, qui a contribué à stimuler la croissance des prix des maisons dans le monde. Toutefois, la remontée des taux d'intérêt par la Réserve fédérale américaine et la réduction des rachats d’actifs opérée par la Banque centrale européenne pourraient freiner voire stopper cette spirale inflationniste immobilière.

Sami Bouzid