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Immobilier: léger recul des prix en Ile-de-France

A Paris, les prix ont reculé de 0,9%.

A Paris, les prix ont reculé de 0,9%. - Bertrand Guay - AFP

En région parisienne, les prix baissent de 1%. Seule la Seine-Saint-Denis connait une légère hausse depuis le début de l'année.

Presque toute l'Ile-de-France connait une légère baisse des prix de l'immobilier depuis le début de l'année, selon une étude de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) publiée ce 29 avril.

Globalement, en région parisienne, les prix se contractent de 1%. Cette tendance est la plus marquée dans le Val d'Oise (-1,2%) et le Val-de-Marne (-1,1%). L'Essonne (-1%), les Hauts-de-Seine (-1%) et les Yvelines (-0,7%) connaissent un repli moins sensible, tandis que les prix sont à la hausse en Seine-Saint-Denis (+0,8%).

Dans la capitale, l'immobilier recule de 0,9%, avec comme en 2014- de fortes disparités selon les types de biens vendus. Ainsi un nombre important de grandes surfaces (5 pièces et plus), particulièrement dans les VIe, VIIe, VIIIe et XVIe arrondissements, connait des baisses pouvant aller jusqu'à 10% alors que les prix restent stables pour les studios, 2 et 3 pièces.

Accroitre le pouvoir d'achat des ménages

La Fnaim relève que cette baisse relative, cumulée à la chute continue des taux d'intérêt, contribue à accroître le pouvoir d'achat des ménages, qui a augmenté de 2% depuis janvier, ce qui continue de stimuler la demande sur le marché parisien, notamment sur les 2 et 3 pièces de moins de 500.000 euros.

L'organisation syndicale fustige l'idée que la hausse constatée de 2007 à 2012 ait pu constituer une "bulle immobilière" dont la baisse constatée ces dernières années marquerait "l'éclatement". La Fnaim dit en effet percevoir les "signes avant-coureurs d'une reprise", avec un retour des acheteurs, qui est illustré selon elle par la diminution des stocks de biens en vente en 2015 par rapport à la fin d'année 2014.

L'organisation souligne par ailleurs l'écart persistant entre l'immobilier à Paris et dans ses rivales à l'international, Manhattan et Londres, où les prix des biens médians sont respectivement 70% et 130% plus élevés.

D. L. avec AFP