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Immobilier: faut-il acheter maintenant avant qu'il ne soit trop tard?

Le pouvoir d'achat immobilier pourrait se réduire

Le pouvoir d'achat immobilier pourrait se réduire - -

Les prix immobiliers, en très léger repli, pourraient repartir de l'avant. Parallèlement, la baisse des taux immobiliers est terminée. Le pouvoir d'achat immobilier risque donc de se réduire.

Serait-ce le moment ou jamais d'acheter un bien immobilier? En effet, les prix immobiliers, s'ils baissent, ce n'est que de manière légère. Hier, lundi 1er juillet, Century 21 annonçait que "la chute vertigineuse des prix annoncée par certains n’a pas eu lieu". Au niveau national, le prix moyen au mètre carré se situe désormais à 2.555 euros au 1er semestre 2013, et la baisse de -2,6 % tous biens confondus se révèle un peu moins marquée pour les appartements (-1,9 %) que pour les maisons (-2,8 %).

L'indicateur PAP, de son côté, remarque même, ce mardi 2 juillet, que pour le mois de juin, les prix ont progressé de 0,14% pour les appartements et de 0,75% pour les maisons.

Les taux vont-il continuer leur remontée?

En parallèle de cette "stagnation" des prix, les taux immobiliers, qui étaient au plus bas, commencent à remonter. En juillet, en raison de la remontée du taux d'emprunt d'Etat, de nombreuses banques ont augmenté leurs taux fixes de crédit de 0,15 point en moyenne, note Meilleurtaux dans un communiqué publié ce mardi. " Les remontées vont de 0,10 point à 0,30 point selon les banques, sur toutes les durées ou uniquement sur certaines (inférieures à 20 ans). Aucune baisse n'a été constatée".

Et mauvaise nouvelle, cette remontée des taux devrait se poursuivre. "Dans le sillage des taux américains, puis européens, le taux de l'OAT 10 ans est monté le 24 juin à 2,45 %, un niveau inégalé depuis juillet 2012. Compte tenu de la fin de la politique accommodante aux Etats-Unis et des craintes sur le déficit français, on peut s'attendre à une remontée des taux de crédit immobilier" , conclut Hervé Hatt, président de Meilleurtaux.com

Mais il précise, "toutefois, celle-ci devrait rester à ce stade très progressive : dans un contexte de demande fragile, les banques veulent continuer à attirer de nouveaux clients et ne souhaitent pas d'à-coups. Mais les signaux avertisseurs sont bien là". Le pouvoir d'achat immobilier risque donc d'en prendre un coup.

Diane Lacaze