BFM Patrimoine

Guillaume Poitrinal: "j'ai envie de faire autre chose que patron du CAC40"

Guillaume Poitrinal ne sait pas encore dans quel secteur il va investir

Guillaume Poitrinal ne sait pas encore dans quel secteur il va investir - -

Le président du directoire d’Unibail-Rodamco a décidé de quitter les rênes de l’entreprise en avril. Il a expliqué à BFM Business, mercredi 30 janvier, vouloir désormais s’orienter vers l'entrepreneuriat.

Rarement un patron d’entreprise cotée n'est parti dans d’aussi bonnes conditions pour sa société. Unibail-Rodamco a, en effet, publié mercredi 30 janvier, de solides résultats avec un bénéfice à 1,45 milliards d'euros en hausse de 10%,et de bonnes perspectives pour les quatre prochaines années.

Le président du directoire, Guillaume Poitrinal, a profité de l’occasion pour tirer sa révérence. Il a ainsi annoncé qu’il quitterait son poste de président du directoire de l’entreprise, le 25 avril prochain. Il proposera au conseil d’administration de nommer Christophe Cuvillier, actuel directeur des opérations, pour lui succéder.

Invité, mercredi, du 20h30 de BFM Business, il est revenu sur sa démission. Pour lui, il s’agit de donner un autre tournant à sa vie professionnelle. "A 45 ans, j’ai envie d’aller faire autre chose que patron du CAC40", a-t-il expliqué.

"Je pense que le vrai luxe est d’avoir plusieurs vies professionnelles". Guillaume Poitrinal rappelle à ce titre qu’avant d’arriver chez Unibail-Rodamco en 1995, il avait commencé à Londres chez Morgan Stanley.

Une carrière d'entrepreneur en France

Après huit années passées comme président du directoire, il a estimé également que le moment était bien choisi pour passer le témoin : "j’ai toujours considéré cette fonction comme du sport de haut niveau : on donne tout pendant une période donnée et à un moment opportun, lorsque l’on a un bon successeur, de bons résultats et surtout de bonnes perspectives, c’est le moment de partir".

Il n’est pas question de partir en retraite. Guillaume Poitrinal compte ainsi délaisser les grands groupes pour donner un caractère "plus entrepreneurial" à sa vie professionnelle. "Je ne sais pas encore dans quel segment. Mais ce sera plutôt de la PME". "J’ai un petit patrimoine que j’aimerais mettre à contribution pour racheter une entreprise ou en créer d’autres". Dans la foulée, il a coupé court à toute rumeur d'exil: cet argent sera bel et bien investi en France.

Julien Marion