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En trois mois, les prix de l'immobilier ont baissé de 1%

La DGCCRF demande plus de transparence.

La DGCCRF demande plus de transparence. - Philippe Huguen - AFP

Selon le dernier baromètre LPI-SeLoger, les prix des logements anciens en France ont reculé en moyenne de 1% entre juillet et septembre. Une tendance? Non, juste un effet saisonnier amplifié.

Après avoir continué à croître, mais plus doucement, cet été, les prix de l'immobilier dans l'ancien ont reculé de 1% en moyenne entre juin et septembre 2017, par rapport aux trois mois précédents. C’est ce qui ressort du dernier baromètre LPI-SeLoger publié mercredi 25 octobre. Le mètre carré est devenu un peu plus abordable dans près de la moitié des grandes villes étudiées. C'est notamment le cas à Nice (-4,8%), Lille (-2,3%), Rennes (-5,9%) ou encore à Toulouse (-3,4%). Pour rappel, il s’agit là des prix observés lors de la signature du compromis de vente.

Cette baisse s'explique, selon l'étude, par le déclin des prix des maisons (-2,5%) plus soutenu qu'en 2016 à la même époque (-1,2%), alors que ceux des appartements sont restés stables après avoir augmenté rapidement depuis le début de l'été. Cette évolution saisonnière n’inquiète donc pas les spécialistes du secteur.

"Il est habituel à cette période de l’année que le mouvement de progression des prix connaisse un grand ralentissement", nous a confiés Michel Mouillart, professeur d'Économie à l'Université Paris Ouest et auteur de cette étude mensuelle. Toutefois, "ce choc sur les prix est plus important que celui observé au cours des deux dernières années", tempère l’expert.

En effet, sur la période juillet-septembre, les prix avaient reculé de 1,7% en 2014, de 0,8% en 2015 et de 0,1% en 2016. "Pendant deux années consécutives, l’affaiblissement des prix en septembre s’est atténué, mais cette année on repique du nez", analyse Michel Mouillart, selon lequel "ce choc sur les prix est bien en ligne avec l’affaiblissement de la demande".

"Les prix continuent à déraper à Paris"

Voilà donc pour les tendances de prix observées sur les trois derniers mois. En revanche, en rythme annuel, la hausse est encore marquée compte tenu de la pression de la demande qui n'a fait que se renforcer depuis plus d'un an, souligne LPI-SeLoger. Et si parmi les grandes villes françaises, elle est le plus souvent inférieure à 5%, la variation est bien plus importante dans certaines métropoles comme...

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Julien Mouret