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Effets pervers, efficacité à prouver: l'encadrement des loyers critiqué

Pour le député socialiste Daniel Goldberg, cette mesure n'a pas que des bons résultats. Il cite notamment une efficacité "difficilement mesurable" sur les loyers.

L'encadrement des loyers a bel et bien des effets pervers. Cette fois, c'est l'un des rapporteurs de la loi ALUR lui-même qui le reconnaît. Dans un rapport parlementaire, publié il y a quelques semaines mais passé relativement inaperçu, le député socialiste Daniel Goldberg dresse un bilan contrasté de l'encadrement. 

Tout d'abord, le député estime "difficilement mesurable" l'efficacité sur les loyers. La hausse des loyers parisiens a relativement ralenti mais, dit-il, "le lien avec l'encadrement n'est pas scientifiquement prouvé".

Des effets pervers

Le député socialiste Daniel Goldberg évoque la simple conjoncture économique ou le fonctionnement normal du marché.

Efficacité difficile à prouver donc, mais il y a pire. Des effets pervers sont constatés. L'encadrement limité à Paris a déplacé l'investissement en petite couronne y provoquant de fait, nous dit le rapport, une hausse des loyers. La faute cette fois-ci au gouvernement, estime Daniel Goldberg qui rappelle qu'au départ, l'encadrement devait concerner toutes les grandes agglomérations dans leur ensemble.

Marie Coeurderoy, édité par D. L.