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Crédit immobilier: la baisse des taux est (peut-être) terminée

Selon certains courtiers, l’heure est à la stabilisation après quasiment un an de baisse ininterrompue. Mais les taux devraient progressivement remonter dès 2017. Explications.

Cette fois, c’est (peut-être) la bonne. Le scénario d’une lente remontée des taux d’intérêt semble se dessiner. C’est en tout cas la conviction de certains courtiers en crédit, qui pensent que l’heure est à la stabilisation après quasiment un an de baisse ininterrompue. Les futurs emprunteurs sont prévenus, mais faut-il s’attendre à une nouvelle fausse alerte? Déjà l’année dernière, de nombreux professionnels avaient prédit un retournement à la hausse des taux de crédit immobilier. C'est finalement l'inverse qui s'est produit.

Les courtiers reçoivent ces jours-ci les derniers barèmes émanant des banques. Résultat: les taux restent à des niveaux particulièrement favorables aux emprunteurs mais le plancher a visiblement été atteint. Et pour la première fois en douze mois, les courtiers n'affichent pas de nouveau record de taux à la baisse. Les établissements de crédit les plus agressifs ne bougent plus, les autres baissent encore un peu leurs taux mais exclusivement pour les meilleurs profils d'emprunteurs et sans pour autant descendre à de nouveaux plus bas historiques.

Première remontée des taux début 2017

"On est clairement entré dans une phase de stabilisation", nous dit-on chez Empruntis. Même son de cloche du côté de CAFPI, le leader du secteur, qui évoque une période de "mer calme". Le courtier anticipe déjà une première remontée des taux dès les premiers mois de l'année prochaine. Pas de hausse brutale qui risquerait de désolvabiliser des ménages et d'enrayer la machine, tempère le spécialiste, mais une courbe des taux qui va clairement s'inverser.

Le niveau plancher pourrait atteindre environ 1% sur 20 ans et tomber jusqu'à 0,9%, anticipent Meilleurtaux ou Vousfinancer, également spécialisés dans le courtage en crédit. Un discours semblable à celui qu’ils avaient tenu l’an passé. Alors pourquoi devrait-on les croire cette fois-ci?

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Marie Coeurderoy édité par J.M.