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Cet immeuble de bureau a beau être bien situé, personne ne veut l'acheter

Cette surprenante construction peine à trouver preneur.

Cette surprenante construction peine à trouver preneur. - Capture YouTube

Une entreprise américaine en difficulté souhaite revendre le bâtiment qu'elle a occupé dans l'Ohio durant une quarantaine d'années: un immeuble en forme de panier en osier. Mais même bradé, il ne trouve pas preneur.

Un bien immobilier hors norme est en vente aux États-Unis, mais peine à trouver preneur malgré un prix défiant toute concurrence. Vu les photos, on comprend pourquoi… Même King Kong n'en voudrait pas pour son pique-nique.

Il s’agit d’un immeuble de 7 étages d’environ 17.000 m² situé à une soixantaine de kilomètres de Columbus, dans l’Ohio, l’un des plus grands bâtiments des environs. Sa forme, on la devine à des kilomètres: une réplique parfaite d’un panier en osier avec ses deux anses.

Mais qui se cache derrière cet édifice pour le moins surprenant? Longaberger, un groupe familial qui fabrique des paniers en osier depuis des décennies. Il y avait installé son siège social dans les années 1970.

300 dollars du mètre carré

L’immeuble n’a été achevé qu’en 1997 et sa construction a coûté 32 millions de dollars (28,6 millions d’euros), selon Bloomberg qui révèle que son propriétaire, contraint de s’en séparer en raison de la situation financière dégradée de l’entreprise, a confié la vente au spécialiste de l'immobilier, Cushman & Wakefield.

Il y a un an et demi, la société en demandait 7,5 millions de dollars (6,7 millions d’euros). Faute d’acquéreur potentiel, elle a finalement décidé de baisser son prix à 5 millions de dollars, soit environ 300 dollars du mètre carré. Autant dire une bouchée de pain quand on sait qu’un local commercial dans les environs, vaut au moins deux fois plus cher, selon le journal.

En attendant de séduire un éventuel acquéreur, l’immeuble semble avoir déjà trouvé son public dans une ville qui compte à peine 50.000 habitants. On peut y voir de temps en temps des cars touristiques garés aux alentours, le temps pour les vacanciers de prendre quelques photos souvenirs.

Julien Mouret