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Assurance-vie: quatre solutions pour dégager jusqu'à 4% de rendement par an 

Sur BFM Business, Vincent Cudkowicz, le directeur général de bienprévoir.fr, explique qu'à l'heure où les Français se disent prêts à intégrer davantage de risques dans leurs contrats d'assurance-vie pour booster leurs rendements, certaines structurations peuvent se révéler rentables.

Les fonds en euros des contrats d'assurance vie n'ont plus la cote. Voilà des années que leur rendement ne cesse de s'éroder, au point que celui-ci est passé d'un taux moyen de 1,80% en 2018 à 1,40% en 2019.

Pour que ce placement demeure intéressant, les épargnants se tournent aujourd'hui de plus en plus du côté des unités de compte (ces supports d'investissement qui, pour rappel, permettent d'investir indirectement sur les marchés boursiers et peuvent, de ce fait, engendrer des moins-values ainsi qu'une perte en capital, contrairement aux fonds euros). Une tendance que le directeur général de bienprévoir.fr constate lui aussi.

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60% des épargnants intéressés par les unités de compte

"Avant, on avait 80% des gens qui allaient sur les fonds euros. Aujourd'hui, on a près de 60% des gens - une étude l'a prouvé pendant le confinement - 60% des gens qui sont prêts à aller sur des unités de compte. Ça c'est la grande nouveauté, alors qu'avant c'était 80% des gens qui voulaient éviter ce genre de placements", souligne-t-il dans l'émission Intégrale Placements sur BFM Business.

Une inclinaison vis-à-vis du risque grandissante qui, si elle s'entend compte tenu de la faiblesse des rendements servis, n'a pas forcément lieu d'être. Notamment parce qu'il est possible de dynamiser son enveloppe assurance-vie tout en limitant significativement la prise de risque. C'est en tous cas ce qu'estime Vincent Cudkowicz.

Immobilier de rendement, fonds actions et produits structurés

Selon l'expert, il existe aujourd'hui au moins quatre façons de dégager des rendements allant jusqu'à 4% tout en limitant le risque.

"Les quatre solutions (…) ça va (…) premièrement (…) tourner autour de l'immobilier, l'immobilier de rendement. Donc on va pouvoir panacher ses contrats d'assurance-vie avec des SCPI aujourd'hui dont on entend de plus en plus parler", détaille le patron de bienprévoir.fr.

Deuxièmement, "on va pouvoir aller sur des logiques de fonds en euros (…) investis en immobilier" auxquels on associe "de l'immobilier de rendement". 

Autre possibilité : "on va associer, en troisième solution à tout cela, des fonds actions avec une logique de prudence forte. On va aller sur des portefeuilles prudents dans lesquels on va avoir une dizaine de lignes qui vont (les portefeuilles – NDLR) avoir un risque cumulé de trois sur sept (sur une échelle de risque allant de 1 à 7, NDLR). On voit que c'est très limité. Mais qui peuvent aussi générer un rendement, une attente de rendement, de l'ordre de 3,5% sur cinq ans". 

Quatrième piste: "on va finir éventuellement, si on veut continuer à diversifier, par une logique, là aussi, de produits structurés. On a entendu, ces dernières années, beaucoup de produits structurés avec beaucoup de risques. Aujourd'hui, il y a une génération de produits structurés qui peuvent offrir une garantie au terme", assure Vincent Cudkowicz.

Combiner sens et performance

Aux épargnants désireux de verdir leur patrimoine, à commencer par leur enveloppe assurance-vie, l'expert préconise de se tourner du côté de l'immobilier et notamment des SCI et des SCPI.

Pour quelle raison? Parce qu'aujourd'hui, "la plupart des acteurs, des grands acteurs qui ont une force de frappe importante, investissent dans des immeubles qui sont très protecteurs de l'environnement. Certains (…) sont autonomes en termes de gestion de l'énergie. Et ils vont, au-delà parfois, des normes imposées aujourd'hui a minima par les autorités".

"Sur la partie actions, on peut aller aussi sur des thématiques qui vont prendre en compte ces sujets-là et qui sont, par exemple, des thématiques liées à l'investissement autour de l'eau, autour des ressources en eau", poursuit le spécialiste. Lequel concède en guise de conclusion que, pour ce dernier arbitrage, "on va légèrement augmenter le niveau de risques (…) A chacun de faire un peu son marché là-dedans".

Julie Cohen-Heurton avec Cédric Decoeur