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Le train des primeurs pourrait faire son retour l'été prochain

Un employé charge des produits frais dans le train des primeurs, qui part de Perpignan en direction de Rungis.

Un employé charge des produits frais dans le train des primeurs, qui part de Perpignan en direction de Rungis. - RAYMOND ROIG / AFP

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili évoque "un objectif atteignable" mais sans s'engager d'avantage.

Un retour du "train de primeurs" (Perpignan-Rungis) d'ici l'été 2021, échéance souhaitée par le président du marché de Rungis Stéphane Layani, semble être "un objectif atteignable", a indiqué vendredi la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili.

"Le comité de pilotage s'est réuni lundi car il aimerait bien avoir un train avant l'été 2021", a assuré Stéphane Layani lors de l'accueil de Barbara Pompili sur le marché international, dans le cadre de la journée mondiale de l'alimentation. "Le Premier ministre a décidé de relancer le train des primeurs. Les grossistes de Rungis veulent ce train".

"C'est un objectif qui me parait atteignable à ce stade mais je n'irai pas beaucoup plus loin pour l'instant", a répondu la ministre, "hésitante" en raison de l'évolution incessante de la situation économique actuelle. "L'Etat s'est engagé pour que cette ligne puisse revivre. Ce ne sont pas des paroles en l'air".

Opérer de façon efficace et rentable

"On a un groupe de travail avec la région Occitanie, avec le marché. On réfléchit à un appel à une manifestation d'intérêt pour voir comment on peut opérer la ligne Perpignan-Rungis de façon efficace, utile et rentable", a détaillé Stéphane Layani en rappelant que, jusqu'à son arrêt lors de l'été 2019, ce train amenait chaque année à Paris jusqu'à 200.000 tonnes de fruits et légumes via des wagons réfrigérés.

Fin juillet, le Premier ministre Jean Castex avait indiqué qu'il avait été "meurtri" par la suspension du train des primeurs et annoncé que le gouvernement avait la "ferme intention de rouvrir et développer les autoroutes ferroviaires", y compris cette ligne spéciale entre Perpignan et Rungis.

En mai 2019, une suppression de la liaison jugée trop chère avait été envisagée. La vétusté des 82 wagons réfrigérés était à l’origine du problème. En circulation depuis 40 ans, ces wagons usés ne pourraient être remplacés par des neufs loués par la SNCF, faute de moyens suffisants des transporteurs actuels (Roca et Rey). Ainsi, aucun nouveau contrat n’avait été signé.

La situation avait alors ému au plus haut niveau de l'Etat puisque l'arrêt du train des primeurs aurait généré 25.000 camions supplémentaires par an.

OC avec AFP