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Pourquoi le Brexit va faire perdre beaucoup d'argent à Boris Johnson

Boris Johnson a été maire de Londres mais aussi journaliste.

Boris Johnson a été maire de Londres mais aussi journaliste. - AFP - Andrew Matthews

En devenant le ministre des Affaires étrangères du gouvernement en charge de la sortie du Royaume Uni de l'Union européenne, l'ex-maire de Londres a été contraint de renoncer au juteux contrat signé avec The Daily Telegraph.

Ancien journaliste, Boris Johnson ne pourra plus continuer à vivre confortablement de sa plume. Son nouveau poste de ministre des Affaires étrangères l'oblige à renoncer à la chronique hebdomadaire que l'ex-maire de Londres publiait depuis des années dans The Daily Telegraph, un journal dont il a été correspondant à Bruxelles de 1989 à 1994. Un contrat lucratif qui lui garantissait jusque-là 250.000 livres par an, soit 299.000 euros. "Il serait inopportun pour lui de continuer à écrire sa chronique (...), eu égard à ses nouvelles fonctions de ministre", a indiqué son porte-parole.

En quatre ans, l'ex-maire de Londres a perçu 987.097 livres (soit 1,184 million d'euros) pour ses chroniques dans lesquelles il prenait plaisir à railler les personnalités politiques britanniques et une grande partie des leaders de la planète. Cette somme figure noir sur blanc dans ses déclarations de revenus publiées en avril. Auteur de plusieurs ouvrages, l'homme politique a également touché 469.385 livres, soit 563.000 euros, en droits d'auteur sur la même période.

Moins de la moitié perçu en tant que ministre

Autre conséquence de sa nomination au gouvernement, la maison d'édition britannique Hodder et Stoughton a repoussé la sortie d'un livre du ministre sur Shakespeare qui devait être publié en octobre, et pour lequel il a reçu une avance de 90.000 livres, soit 108.000 euros.

Désormais, Boris Johnson devra se contenter du salaire que lui confère ses nouvelles responsabilités politiques: 135.527 livres, soit 163.000 euros, par an.

A.R. avec AFP