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Pourquoi Danny Glover manifeste à Paris mercredi

Danny Glover était l'invité de BFM Business, mercredi 12 octobre.

Danny Glover était l'invité de BFM Business, mercredi 12 octobre. - BFM Business

L’acteur de L’arme fatale était l’invité de BFM Business, mercredi 12 octobre. Et il a interpellé Carlos Ghosn sur les conditions de travail des ouvriers de Nissan aux États-Unis.

Aux États-Unis aussi, les syndicats tiennent à se faire entendre. Et certains n’ont pas hésité à traverser l’Atlantique pour dénoncer l’attitude de Nissan dans le Mississipi, en particulier dans son usine de Canton. Une partie d'entre eux vont ainsi défiler, mercredi 12 octobre, de l’Assemblée nationale au Mondial de l’automobile, afin d’interpeller le patron du constructeur Carlos Ghosn. Avec, espèrent-ils, une arme fatale: Danny Glover, l'acteur du film éponyme et fervent défenseur des droits civiques aux États-Unis.

Invité de BFM Business mercredi, celui qui s’est fait porte-parole des ouvriers de Nissan a revendiqué le droit, pour ces derniers, d’organiser un vote afin de créer un syndicat dans l’usine de Canton. "C’est une usine qui produit énormément et les ouvriers essayent depuis des années de mettre en place un vote afin de se syndiquer. On les a menacés de perdre leur emploi, de fermer leur usine", a déploré l’acteur. "On demande juste à Nissan de permettre l’organisation de ce vote sans menacer les ouvriers".

"Ici, on ne menace pas les ouvriers de supprimer leur emploi"

Il est en effet question de pressions, d'interdictions de porter des tee-shirts militants, ou d'interrogatoires dissuasifs. Une salariée a ainsi récemment affirmé que des managers étaient venus la voir pour lui dire que si elle votait pour un syndicat, la production serait délocalisée au Mexique.

"Je suis certain que Nissan, en France, n’est pas dans cette situation. Ici, on ne menace pas les ouvriers de supprimer leur emploi", a poursuivi Danny Glover. Interrogé sur la position de Nissan, qui assure qu’un syndicat n’est nécessaire que si 30% des ouvriers en éprouvent le besoin, l’acteur a répondu: "Alors, il suffit simplement d’organiser le vote, et nous verrons bien".

Y.D.