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L'Islande, le pays qui a employé la méthode forte pour redresser son économie

La ville de Reykjavik, capitale de l'Islande

La ville de Reykjavik, capitale de l'Islande - -

Les élections législatives ont lieu, ce samedi 27 avril, dans ce pays dont la croissance est attendue à 2% pour 2013. Pour se remettre de la crise bancaire d'octobre 2008, l'Islande n'a pas hésité à faire payer actionnaires, créanciers et déposants.

Les électeurs islandais sont appelés aux urnes, ce samedi 27 mars à l'occasion des élections législatives. Quatre ans après la faillite de ses banques, le pays est déjà en voie de redressement.

L'Islande le doit à une méthode radicale. Dès le départ, le pays a pris le parti de lâcher ses banques. En 2008, en effet, quand les trois grands établissements du pays, endettés jusqu'au cou, s'écroulent, le gouvernement les laisse faire faillite.

Ce sont les créanciers, les actionnaires et les déposants étrangers qui payent la note.

Pas forcément un exemple pour les autres pays

Contrairement à l'Espagne par exemple, l'Etat ne s'est donc pas endetté pour sauver ses banques. Dans les faits, il n'avait d'ailleurs pas vraiment le choix: les bilans cumulés des trois banques valaient 10 fois le PIB, mais la méthode a fonctionné.

Le pays a ainsi déjà remboursé le prêt accordé par le FMI et le pays est sorti de récession. La croissance attendue pour cette année, est à peu plus de 2%. Quant au taux de chômage, il se situe à peine à 5%.

Du coup, l'Islande est souvent citée en exemple, même s'il est difficile d'envisager qu'une méthode aussi radicale puisse s'appliquer à un grand pays, qui présente des risques systémiques.

Caroline Morisseau