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Volkswagen et Fiat démentent le projet de fusion

Selon un hebdomadaire allemand, Volkswagen pourrait racheter l'essentiel des marques de Fiat auto.

Selon un hebdomadaire allemand, Volkswagen pourrait racheter l'essentiel des marques de Fiat auto. - -

Selon un mensuel allemand ce jeudi 17 juillet, Volkswagen serait en discussions avec des actionnaires de Fiat pour racheter sa partie automobile. Les deux constructeurs automobiles ont démenti.

La rumeur monumentale du jour, ce 17 juillet: Volkswagen envisagerait le rachat d'une grosse partie de Fiat auto. D'après le mensuel allemand Manager Magazin le groupe aurait même eu des discussions en ce sens avec des actionnaires de l'Italien. Mais c'est sur le prix que les négociations achopperaient.

Le groupe allemand et le groupe italien ont tous les deux annoncé qu'aucune acquisition n'était à l'ordre du jour.

D'après le journal, Fiat auto envisagerait de ne conserver que la marque Ferrari, et de se délester de l'ensemble de ses marques grand public.

Ce serait un pas de géant dans la consolidation du marché automobile. Pour Nicolas Meilhan, expert automobile chez Frost & Sullivan, interrogé par BFM Business, ce n'est pas impossible. "L'homme fort du groupe, Sergio Marchionne, est un business man", souligne-t-il.

Volkswagen se renforcerait aux Etats-Unis

Sergio Marchionne répète en tout cas depuis des années qu'un groupe automobile incapable de produire plus de 6 millions de voitures par an ne pourra pas à terme survivre", continue l'analyste. Or l'attelage Fiat-Chrysler en produit moins de 4 millions aujourd'hui.

Pour Volkswagen, qui annonçait la veille une réduction des ses dépenses, cela serait l'occasion de se renforcer sur deux marchés sur lesquels il est encore à la peine: l'Amérique latine, et les Etats-Unis.

Reste que ce mariage suscite tout de même de nombreuses questions. Quel intérêt pour Volkswagen de rajouter à Seat et Skoda une troisième marque à bas prix avec Alfa Romeo? Qu'en dirait les autorités européennes de concurrence? Qu'en diraient aussi les autorités américaines, qui ne verraient peut-être pas d'un bon œil Chrysler passer sous pavillon allemand?

Guillaume Paul