BFM Business

Vent de colère des chauffeurs VTC contre LeCab

Les chauffeurs de LeCab manifestent.

Les chauffeurs de LeCab manifestent. - Pierre Andrieu - AFP

Des chauffeurs ont manifesté devant le siège parisien de la plateforme. Ils dénoncent notamment l'offre à bas prix lancée à l'automne.

Plusieurs dizaines de chauffeurs de VTC ont manifesté vendredi devant le siège parisien de LeCab pour dénoncer la politique tarifaire de la plateforme, qui entraîne selon eux "précarité" et "concurrence entre chauffeurs". Le syndicat SCP-VTC (Unsa) a dénombré jusqu'à 90 chauffeurs présents à la manifestation à la mi-journée, une source policière sur place environ 80. Sur des grilles devant le siège, situé dans le 17e arrondissement, les chauffeurs mécontents ont accroché deux banderoles: "LeCab = précarité" et "LeCab Arnaqueur Baratineur".

Plusieurs d'entre eux, interrogés par l'AFP, se sont notamment plaints de l'offre à bas prix, miniCAB, lancée à l'automne par la plateforme, majoritairement détenue depuis 2016 par Keolis, filiale de la SNCF. LeCab teste aussi depuis le printemps à Paris, Boulogne-Billancourt et Levallois, une offre "Plus" au prix fixe de 5 euros la course. 

Un système tarifaire "opaque"

Dans une interview en mai aux Échos, le fondateur de LeCab Benjamin Cardoso avait dit souhaiter "passer d'une offre mono-produit adaptée à une clientèle CSP+ (...) à une offre élargie, plus en phase avec les besoins de mobilité des utilisateurs dans les centres villes des grandes agglomérations".

Acquéreurs ou locataires de berlines 508, obligatoire pour l'offre Premium de LeCab, les manifestants affirment gagner "moins que les chauffeurs de miniCAB". Ils dénoncent un système tarifaire "opaque" et une "concurrence interne entre chauffeurs". À l'instar de Mustapha, chauffeur "partenaire" de LeCab, ils demandent une baisse de la commission prélevée sur chaque course et pour certains un tarif minimum pour le secteur.

Depuis plusieurs mois, des organisations de chauffeurs reprochent aux plateformes numériques, l'américain Uber en tête, de fixer unilatéralement les prix alors qu'ils ont théoriquement un statut d'indépendant.

D. L. avec AFP