BFM Business

Scandale Volkswagen: les Français ont quand même une bonne image du diesel

Les Français sont convaincus que l'affaire Volkswagen n'aura pas d'impact sur les ventes du diesel

Les Français sont convaincus que l'affaire Volkswagen n'aura pas d'impact sur les ventes du diesel - Philippe Huguen - AFP

Les Français restent largement attachés à ce carburant au cœur du scandale des moteurs truqués du groupe allemand. Les trois-quarts le considèrent ainsi comme étant performant, selon un sondage publié ce dimanche 1er novembre.

Les Français semblent vouloir faire la part des choses dans le scandale Volkswagen. Car malgré la mauvaise publicité que ce dossier a pu faire au diesel, les automobilistes tricolores continuent d'apprécier ce carburant, pourtant parfois montré du doigt pour être polluant et dangereux pour la santé.

Les deux-tiers des Français (64%) affirment ainsi avoir une "bonne image" du diesel, 74% estiment qu'il s'agit d'un carburant et bon marché (64%). Même s'ils reconnaissent que c'est un carburant polluant (61%) et dangereux pour la santé (56%), selon le sondage(*) réalisé par Odoxa pour le Parisien-Aujourd'hui.

En revanche, le moteur diesel n'apparaît plus comme le modèle privilégié par les Français qui envisagent de s'acheter un véhicule: ils sont 30% à opter pour le diesel contre 33% pour un modèle électrique ou hybride et 34% pour un moteur à essence.

Un scandale Volkswagen sans grands effets

Pour les trois-quarts des Français (76%), la décision prise mercredi par l'Union Européenne d'assouplir les seuils d'émissions de gaz polluants des moteurs diesel est le signe qu'elle a cédé au lobby des constructeurs automobiles.

Ils sont en outre convaincus que l'affaire Volkswagen concernant le trucage des tests anti-pollution sur les voitures diesel n'aura guère d'incidence sur les ventes de véhicules diesel: 61% pensent que ce scandale n'incitera pas les possesseurs de diesel à ne plus racheter ce type de véhicule.

Après des années de vif débat, le gouvernement français a annoncé à la mi-octobre sa décision de supprimer progressivement à partir de l'an prochain l'avantage fiscal dont bénéficie le gazole par rapport à l'essence.

(*)Le sondage a été réalisé les 29 et 30 octobre auprès de 1.001 personnes.

J.M. avec AFP