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Renault Trucks: Rebsamen veut des "négociations loyales"

François Rebsamen veut de "vraies négociations".

François Rebsamen veut de "vraies négociations". - Eric Feferberg - AFP

Pour le ministre du Travail, la décision "unilatérale" de Renault Trucks de supprimer 591 postes est "inacceptable". Il demande donc de "vraies négociations".

Après Manuel Valls, c'est au tour de François Rebsamen de s'intéresser de près au dossier Renault Trucks. Le ministre du Travail a demandé, mardi 12 mai, à la direction de Renault Trucks d'engager des "négociations loyales" avec les syndicats sur le nouveau plan social annoncé par le constructeur de poids-lourds.

La "décision unilatérale du groupe", appartenant à Volvo, de supprimer 591 postes (512 nets compte tenu des créations prévues), principalement dans les fonctions administratives de l'organisation commerciale à Saint-Priest et Vénissieux, est "inacceptable", a déclaré à l'Assemblée nationale François Rebsamen lors de la séance des questions au gouvernement.

"Il est indispensable que des explications et des clarifications soient apportées" alors que "le groupe est aujourd'hui en redressement", a-t-il poursuivi, évoquant "des interrogations légitimes sur l'ampleur de la restructuration". François Rebsamen invite donc "le groupe à entamer très rapidement de vraies négociations, c'est-à-dire des négociations loyales et transparentes avec les organisations syndicales, avec pour objectif de vérifier véritablement le nombre de suppressions de postes envisagées et élaborer les mesures d'accompagnement nécessaires".

"Que chacun de ses salariés puisse bénéficier d'une solution"

"La responsabilité d'un groupe tel Volvo est de s'assurer que chacun de ses salariés puisse bénéficier d'une solution", a-t-il dit en demandant au groupe de donner "de la visibilité sur la pérennité de ses activités dans notre pays". "On ne peut pas accepter le plan", avait jugé lundi le Premier ministre, Manuel Valls, en appelant à "trouver une autre solution".

En mars 2014, le groupe avait déjà annoncé 508 suppressions d'emplois en France, dont 319 dans son fief historique de l'agglomération lyonnaise, sans licenciement sec au final. Ce nouveau plan passe d'autant plus mal auprès du personnel et des syndicats que les finances de Volvo s'améliorent.

Après des années difficiles en 2012 et 2013, son bénéfice net a presque quadruplé au premier trimestre à 457 millions d'euros, avec des ventes en hausse de 14% (dont +35% pour celles du seul Renault Trucks).

D. L. avec AFP