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Renault/faux espionnage : la direction anticipait un éventuel suicide

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Le constructeur s'était préparé à répondre à la presse en cas de suicide ou de tentative de suicide de cadres suspectés dans l'affaire de faux espionnage de 2011. La direction de Renault avait anticipé l'éventualité de tels actes de désespoir des trois cadres, dont l'enquête révélera qu'ils avaient été accusés à tort. Elle avait ainsi rédigés à l'avance des communiqués, publiés par différents organes de presse ce vendredi.

Le document fait état de deux options: la première est à utiliser si "l'un des cadres a tenté de mettre fin à ses jours", tandis que la seconde est à reprendre s'il "a mis fin à ses jours". Utilisant les formules d'usage pour de tels drames, les deux communiqués sont similaires, à l'exception d'une phrase rajoutée dans l'option 2 selon laquelle l'entreprise "pense particulièrement à la famille de M. xxx".

Dans cette affaire de faux espionnage chez le constructeur automobile, deux anciens cadres du service de sécurité sont mis en examen. Ils sont soupçonnés d'avoir contribué à une escroquerie au renseignement en faisant accuser à tort d'espionnage industriel trois cadres de Renault, qui avaient été licenciés avant d'être innocentés. Cette affaire, qui avait éclaté en janvier 2011, s'était conclue quatre mois plus tard par la démission du numéro deux de Renault, Patrick Pélata, le débarquement de six autres responsables et l'indemnisation des trois cadres licenciés à tort.

Nina Godart et AFP