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Renault et PSA mettent fin à leur partenariat

La Française de Mécanique, détenue à parité par Renault et PSA, produit 5% des moteurs mondiaux.

La Française de Mécanique, détenue à parité par Renault et PSA, produit 5% des moteurs mondiaux. - -

Les deux constructeurs français ont annoncé, ce 26 novembre, la fin officielle de leur partenariat industriel en France noué dans les années 60. Désormais, leurs partenaires industriels sont hors de France.

Coïncidence: au lendemain de l'officialisation du transfert de Carlos Tavarès, actuellement numéro deux de l'alliance Renault-Nissan, qui reprendra ce poste chez son concurrent PSA, les deux constructeurs annoncent une rupture de leurs liens dans la mécanique, ce mardi 26 novembre.

Ils comptent mettre fin à leurs participations croisées dans la Française de Mécanique (FM) et la Société de Transmissions Automatiques (STA). A l'issue du projet présenté par les Français, "FM pourrait être détenue à 100% par PSA Peugeot Citroën tandis que Renault reprendrait 100% du capital de STA", détaillent-ils dans un communiqué.

Une répartition logique. Renault détient déjà 80% du capital de la Société de Transmissions Automatiques, une unité de production de boîtes de vitesses automatiques, contre 20% à PSA. La marque au losange assure 60% de son chiffre d'affaires, indique le communiqué.

Pas d'impact sur l'emploi

La Française de Mécanique, créée en 1969 pour produire en grande série des moteurs, est pour sa part détenue à 50/50 par Renault et PSA. Elle représente à peu près 5% de la production mondiale de moteurs. Mais "dans la pratique, 85 % de l'activité du site concerne PSA", contre 15% pour Renault, précise le communiqué.

STA emploie 650 personnes, tandis que FM revendique 3.250 salariés pour plus de 4.000 moteurs produits quotidiennement. "Ce changement dans la structure de propriété des deux entreprises n'aura pas d'impact sur la main-d'œuvre, les activités ou le fonctionnement de ces deux sites", assurent les deux groupes.

Un plan de dénouement des liens sera présenté "dans un proche avenir", poursuivent-ils, pour un "accord définitif dans les prochains mois".

Nina Godart avec AFP