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Quand la grève d'Air France pénalise d'autres secteurs

Air France représente plus de la moitié de l'activité de Servair.

Air France représente plus de la moitié de l'activité de Servair. - Jack Guez - AFP

Outre la compagnie aérienne, le manque-à-gagner touche aussi ADP, les taxis ou encore le fournisseur de plateaux repas.

La grève s'enlise chez Air France. Les pilotes s'opposent toujours au projet de développement de la filiale low cost Transavia. Pour cette 9e journée d'action, ils ont manifesté aux abords de l'Assemblée nationale. Un mouvement qui semble parti pour durer. Le SNPL, principal syndicat de pilotes chez Air France, a décidé de prolonger le mouvement jusqu'à mardi prochain, le 30 septembre.

Depuis le début du conflit, Air France a déjà perdu 100 millions d'euros. Mais au-delà de son impact financier sur la compagnie, les dégâts collatéraux touchent d'autres secteurs.

Après Air France, Aéroport de Paris est la principale victime de la grève des pilotes. Air France est le premier client d'ADP, et depuis neuf jours, le groupe n'encaisse plus les redevances aéroportuaires. Il faut compter 1.700 euros pour chaque décollage ou atterrissages d'un A380.

Les commerces dans les aéroports également touchés

Toujours dans les aéroports, les commerçants font grise mine. L'ensemble des commerces, du Duty Free à la sandwicherie en passant par la pharmacie, ont vu reculer d'environ 30% leur chiffre d'affaires.

Mais les répercussions se font aussi sentir en dehors des aéroports. Servair voit son activité tourner au ralenti. Ce spécialiste des plateaux repas a beau travailler pour l'ensemble des compagnies à Roissy, Air France représente plus de la moitié de son activité.

Autre catégorie professionnelle victime de ce conflit, les artisans taxis. En neuf jours, le manque à gagner des taxis dépassent déjà les 10 millions d'euros.

Mathieu Sévin