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Pourquoi Renault n'a désormais plus à envier Nissan

Carlos Ghosn peut avoir le sourire

Carlos Ghosn peut avoir le sourire - Johannes Eisele - AFP

Le constructeur automobile a annoncé ce vendredi 12 février de solides résultats qui lui permettent d'afficher un bénéfice comparable à celui de son partenaire dans l'alliance. Ce qui est notamment dû aux synergies avec Nissan et à la bonne performance de certains modèles.

L'année 2015 aura clairement été un bon millésime pour Renault. Le groupe a augmenté son chiffre d'affaires à 45,33 milliards d'euros et le bénéfice a bondi de 48% à 2,96 milliards d'euros, selon les résultats annuels communiqués par l'entreprise ce vendredi 12 février. 

Renault dégage donc enfin des profits comparables à ceux de son partenaire Nissan, qui avait lui annoncé un résultat net de 3,4 milliards d'euros la semaine dernière. La principale explication de cette excellente performance? Des ventes mondiales en progression, avec près de 3 millions de voitures écoulées en 2015. Et ce malgré la faiblesse de la Russie et de l'Amérique du sud, deux régions en forte récession.

D'ailleurs, Renault a indiqué avoir perdu 620 millions d'euros l'année dernière en raison des graves difficultés du russe Avtovaz qu'il contrôle avec son partenaire Nissan et l'entreprise russe Rostec. Le groupe va d'ailleurs recapitaliser Avtovaz.

Renault, une cash machine en devenir

Des ventes en hausse en volumes mais qui ont aussi été rémunératrices. Les nouveautés cartonnent comme l'Espace. Mais les modèles plus anciens ont toujours le vent en poupe. C'est le cas du Captur qui se vend comme des petits pains. Et de la Clio dont les ventes restent bien orientées même après trois ans. Et cette quatrième génération dégage enfin de l'argent, ce qui était l'un des objectifs du plan stratégique de Carlos Ghosn, le PDG de l'alliance Renault-Nissan.

Ces bons résultats sont justement également dus à l'alliance. La mise au point de plateformes communes avec Nissan a permis de réduire considérablement les coûts de développement.

Tout ceci n'est qu'une étape, car Carlos Ghosn a bien l'intention de transformer Renault en une véritable cash machine. 500 millions d'euros de synergies en plus cette année avec Nissan sont attendues.

Et l'internationalisation va commencera à payer. En particulier en Inde où les ventes du Kwid, voiture ultra low-cost mais très rémunératrice, sont largement au-dessus des prévisions initiales.

Mathieu Sévin, édité par J.M.