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Pourquoi la dévaluation du yuan ne fait pas les affaires de PSA et Renault

Des employés de l'usine PSA de Wuhan, en Chine.

Des employés de l'usine PSA de Wuhan, en Chine. - AFP

La politique monétaire menée par Pékin va impacter négativement les activités des constructeurs français présents en Chine. Explications.

La Chine a procédé jeudi à une nouvelle dévaluation du yuan pour le troisième jour consécutif. Après une baisse de 2% mardi, puis 1,6% mercredi, la banque centrale chinoise a abaissé son taux de référence de plus de 1%. Le but des autorités locales étant d'enrayer le ralentissement de l'économie chinoise.

Mais ces mesures ont des répercussions pour de nombreux industriels français, et notamment sur les constructeurs automobiles. Entre une demande intérieure en fort repli et les dévaluations du yuan, la situation devient en effet complexe pour PSA et Renault.

Si les dévaluations ne vont pas augmenter les coûts de production, elles vont bel et bien réduire les bénéfices réalisés sur place. Les montants rapatriés de Chine en France seront ainsi moins importants au moment de la conversion yuan/euro.

Une opportunité sur le long terme?

Autre problème: certaines pièces détachées restent achetées en Europe. Les importer en Chine reviendra plus cher, et détériorera donc un peu plus la rentabilité des filiales chinoises de PSA et de Renault. Et au vu de la situation actuelle du marché automobile local, pas la peine de compter sur un effet volume pour compenser les répercussions de ces dévaluations.

En revanche, à plus long terme, cela pourrait être une opportunité pour PSA et Renault. Avec un yuan moins cher, le "made in china" devrait être en effet d'avantage compétitif, notamment pour exporter la production chinoise vers d'autres pays de la région comme le Vietnam.

Mathieu Sévin