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Paris Aéroport veut plus de policiers cet été pour contrôler les passeports

Le temps d'attente s'allonge au contrôle des passeports.

Le temps d'attente s'allonge au contrôle des passeports. - Pascal Guyot - AFP

"Depuis les attentats en France et Belgique, le contrôle des pièces d'identité est renforcé à Roissy et Orly. Au prix de files d'attente dépassant la demi-heure. Le PDG de Paris Aéroport craint le pire cet été. Augustin de Romanet demande donc au ministre de l'Intérieur qu'il renforce ses effectifs."

Depuis les attentats en France et en Belgique, les contrôles des passeports sont plus poussés dans les aéroports parisiens, pénalisant les voyageurs. "Nous observons un accroissement considérable des temps d'attente à la Police aux frontières (PAF) qui dès à présent s'est traduit par une moindre progression des indices de qualité de nos services", a regretté Augustin de Romanet, PDG de Paris Aéroport (anciennement ADP), précisant que "les occurrences où l'attente dure plus de 30 minutes ont dû être multipliées par quatre ou cinq, depuis début 2016".

C'est pourquoi, Augustin de Romanet s'est entretenu avec le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, "pour lui dire que je pensais nécessaire pour cet été d'apporter des renforts" à la Police aux frontières, chargée des contrôles des passeports. Les contrôles sont "plus détaillés, puisque désormais systématiquement les passeports sont reliés aux fichiers centraux", a poursuivi le PDG de Paris Aéroport tandis que les missions des agents de la PAF "ont été élargies" avec des tâches de renseignement notamment.

Doubler le nombre de "parafe"

À la mi-avril, Augustin de Romanet avait annoncé la volonté des autorités de doubler d'ici trois ans le nombre de "parafe", les systèmes de contrôles automatisés des passeports pour en avoir "80 d'ici trois ans".

Depuis les attentats de Paris et de Bruxelles, Paris Aéroport a pris soin de déployer, avec la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), divers dispositifs de sûreté en zone publique des aéroports avec notamment des fouilles de sacs aléatoires, des patrouilles cynophiles, et des profileurs dont le rôle est de détecter d'éventuels comportements suspects. Un système de reconnaissance faciale au contrôle des passeports doit par ailleurs être testé.

D. L. avec AFP