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Les ambitions commerciales de Renault pour 2013

Les ventes de Renault ont décroché de 18% en Europe,en 2012

Les ventes de Renault ont décroché de 18% en Europe,en 2012 - -

En 2012, Renault a vu ses ventes baisser de 6,3% par rapport à 2011. Pour 2013, le constructeur compte retrouver le chemin de la croissance en progressant tant en Europe qu' à l'international.

Malgré ses efforts, Renault n’a pas réussi à enrayer la chute de ses résultats commerciaux. Le groupe a ainsi annoncé, ce vendredi 18 janvier, des ventes mondiales 2012 à 2,56 millions de véhicules, ce qui représente une baisse de 6,3% par rapport à 2011. Une chute qui est toutefois moins prononcée que celle de son concurrent PSA, dont les ventes ont,elles, décroché de 16,5%.

Pour 2013, le groupe va tenter de renverser cette tendance et de retrouver le chemin de la croissance de ses ventes. Il espère tirer profit de l'arrivée de nouveaux modèles comme la nouvelle Clio ou la citadine électrique Zoé, pour la marque au losange, et les nouvelles Logan et Sandero chez Dacia. Ces deux derniers modèles devraient permettre au groupe de poursuivre son recentrage sur le low cost, dont le poids dans les ventes est passé de 30 à 37%.

Sutout, Renault veut surfer davantage sur l’international. "Fort de sa stratégie de développement à l’international, le Groupe Renault remet en 2013 le cap sur la croissance. À l’international nous allons poursuivre notre stratégie de développement",assure ainsi Jérome Stoll, directeur commercial du groupe dans un communiqué.

La marque au losange compte également faire face au marasme du marché européen en regagnant des parts de marché sur le Vieux Continent. "C'est clairement une croissance des volumes que l'on attend en 2013, croissance des volumes et croissance des parts de marché, dans l'ensemble des régions de Renault, y compris l'Europe", poursuit Jérôme Stoll.

Renault prévoit, globalement une hausse du marché mondial de 3% contre une baisse de 3% pour le marché européen.

La Russie, désormais troisième marché du groupe

"Le point fort de Renault est de se situer sur des marchés en forte croissance comme le Brésil ou la Russie, qui surperforment. C’est ce qui permet au groupe de mieux résister que Peugeot qui, lui, reste surexposé au marché européen", expliquait Xavier Caroen, analyste actions spécialiste du secteur automobile, mercredi 16 janvier, à BFMBusiness.com.

Ce constat s'est bien vérifié aujourd’hui. Le détail des chiffres publiés par Renault montre l’internationalisation croissante du groupe, qui se félicite d’avoir écoulé 1,28 million de véhicules en hors Europe (+9,1%), un record. Pour la première fois, l’international représente plus de la moitié des ventes, passant 43,1% en 2011 à 50,2%. En 2002 il n'en représentait que 12% !

Le constructeur progresse notamment au Brésil, deuxième marché de Renault, après la France. Le groupe y a ainsi augmenté sa part de marché et ses ventes, à plus de 241 000 véhicules vendus. Idem pour la Russie, où Renault affirme désormais être "la troisième marque du marché". La Russie est également devenue le troisième marché de Renault.

Baisse de 18% en Europe

Mais comme le résume Jérôme Stoll, "ce succès [à l'international,ndlr] n’a pas totalement compensé la baisse de nos ventes en Europe", où le groupe souffre d’un recul de 18%.

En termes de marques, Renault qui représente 83% des ventes du groupe, a connu une baisse de 6% tandis que Dacia a, elle, enregistré une baisse de 4,8%.

Par ailleurs, contrairement à ce qu'a indiqué Arnaud Montebourg ce vendredi matin sur BFMTV, Renault, n'a pas encore décidé que le Nissan produirait des modèles dans les usines françaises de Renault pour éviter le chômage technique.

Julien Marion et Reuters