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Le gouvernement veut favoriser financièrement l'usage du vélo par les salariés

Parmi les 25 mesures  pour booster l'usage du vélo, le gouvernement veut instaurer une indémnité kilométrique.

Parmi les 25 mesures pour booster l'usage du vélo, le gouvernement veut instaurer une indémnité kilométrique. - -

Dans le cadre d'un plan "vélo" présenté ce 5 mars, Fréderic Cuvillier, le ministre des transports, veut encourager les salariés à enfourcher leur bicyclette pour leurs trajets domicile-travail. Les volontaires pourraient percevoir 25 centimes du kilomètre.

Le gouvernement veut inciter les Français à enfourcher leur vélo. Et comme les arguments santé ou bien environnementaux ne suffisent pas forcement, Fréderic Cuvillier, le ministre délégué aux Transports, a décidé de jouer sur l'incitation financière.

Ainsi, dans les 25 mesures du "plan vélo" qu'il présente ce 5 mars, le ministre veut instaurer une indemnité kilométrique pour les salariés utilisant leur vélo pour leurs trajets domicile-travail ou pour leurs déplacements professionnels. Actuellement, ce mode de transport représente seulement 2% des trajets.

Le gouvernement envisage une indemnité de 25 centimes au kilomètre. Un montant qui, selon un rapport ministériel daté de novembre, paraît "très raisonnable en regard des montants accordés ailleurs", puisqu'il est de 15 centimes au Royaume-Uni, 19 centimes aux Pays-Bas, bientôt 22 en Belgique, 24 à 47 en Autriche. Ce montant serait en tout cas bien inférieur à ceux accordés en France aux modes motorisés.

Une mesure évaluée à 110 millions d'euros par an

Côté financement, l'option retenue par le gouvernement serait de demander aux entreprises de verser cette indemnité. Mais ces sommes seraient en contrepartie exclues de l’assiette des cotisations sociales et de celle des revenus imposables des salariés. Ce qui revient indirectement à les faire peser sur les comptes publics.

En tablant sur une augmentation de 50% des usagers du vélo, le gouvernement estime le coût social annuel à 300 millions d'euros. Mais de cette somme, il faut déduire les économies réalisées grâce au transfert de dispositifs d'aides financière sur les autres modes de transport, et aux bénéfices en terme de santé. Ce qui au final réduirait le coût de la mesure à 110 millions d'euros sur le budget de la sécurité sociale, estime le rapport ministériel.

Le gouvernement va annoncer une phase d'expérimentation auprès d'entreprises volontaires. Mais pour convaincre leurs salariés, ces dernières devront aussi faire des efforts du côté des équipements. La disponibilité de parking dédié aux vélos et de douches étant souvent des vœux formulés par les salariés candidats à l'adoption du vélo.

Coralie Cathelinais