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La retraite chapeau de Robert Peugeot qui indigne la CGT

Robert Peugeot, l'un des chefs de file du clan Peugeot

Robert Peugeot, l'un des chefs de file du clan Peugeot - Eric Piermont - AFP

L'un des chefs de file du clan Peugeot touche une retraite supplémentaire de 155.000 euros par an, révèle Le Point qui évoque "un tour de passe-passe". Ce qui provoque la colère de la CGT.

Robert Peugeot, un des chefs de file de la célèbre dynastie automobile, touche une "retraite chapeau" de PSA Peugeot Citroën après avoir bénéficié d'un "tour de passe-passe", a affirmé jeudi l'hebdomadaire Le Point, provoquant l'indignation du syndicat CGT.

Robert Peugeot, membre du conseil de surveillance du constructeur automobile français, dirige aussi la société d'investissement FFP qui gère une partie de la participation familiale dans PSA.

Or, assure Le Point en citant des "documents dont [il] a eu connaissance", Robert Peugeot bénéficie "depuis l'an passé d'un généreux complément de retraite" de PSA, au terme de dispositions datant de 2007, quand il avait quitté l'entreprise et son comité exécutif pour se consacrer à FFP.

Robert Peugeot, centralien, a fait toute sa carrière chez PSA, mais relève Le Point, il n'aurait pas dû pouvoir toucher de "retraite chapeau" car il en est formellement parti avant l'âge de la retraite.

155.000 euros par an

Robert Peugeot aurait obtenu "un statut sur mesure: son contrat de travail n'a pas été interrompu à son départ, mais suspendu", affirme l'hebdomadaire en évoquant un "tour de passe-passe".

Un proche de la famille Peugeot, dénonçant une "volonté évidente de nuire à Robert Peugeot", a confirmé à l'AFP que le contrat de ce dernier avait été suspendu en 2007 mais soutenu qu'il n'y avait "aucun problème d'illégalité" dans cette disposition prise "en accord avec le comité exécutif et le conseil de surveillance de l'époque".

Selon ce proche, la retraite surcomplémentaire de Robert Peugeot s'établit à 155.000 euros par an. PSA s'est refusé à tout commentaire.

"Apparemment, l'avantage d'être actionnaire milliardaire d'un groupe, c'est que l'on peut s'asseoir sur les règles qui valent pour les autres", a grincé le délégué syndical central CGT de PSA, Jean-Pierre Mercier, en réclamant dans un communiqué "l'arrêt du système des retraites chapeau" et que "toutes les sommes soient rendues au groupe pour être redistribuées sous forme d'augmentations de salaire".

J.M. avec AFP