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L'américain Baja Ferries intéressé par la SNCM

Baja Ferries sera candidat "si une solution est trouvée aux amendes" de la SNCM.

Baja Ferries sera candidat "si une solution est trouvée aux amendes" de la SNCM. - Boris Horvat - AFP

La Cour de justice de l'Union européenne a confirmé, ce jeudi 4 septembre, la condamnation de la SNCM à rembourser l'Etat français. Une situation qui pourrait la placer en redressement judiciaire. Si tel est le cas, Baja Ferries serait candidat à une reprise.

Bonne nouvelle pour la SNCM. Le dirigeant de la société américaine Baja Ferries, Daniel Berrebi, qui avait déjà manifesté son intérêt pour la SNCM, a confirmé ce jeudi 4 septembre à l'AFP que sa société serait candidate à une reprise si la compagnie est placée en redressement judiciaire.

Selon Daniel Berrebi, "on ne peut plus échapper à la solution de discontinuité", c'est-à-dire le placement en redressement judiciaire, avant de créer une nouvelle société, libérée du poids des aides à rembourser. Néanmoins, si la SNCM n'est pas placée en redressement judiciaire, Baja Ferries sera candidate pour entrer dans l'actionnariat, "si une solution est trouvée pour les amendes" demandées par Bruxelles dans deux dossiers, et dont le montant total s'élève à 440 millions d'euros.

Desserte du Maghreb

La Cour de justice de l'Union européenne a confirmé ce jeudi la condamnation dans un de ces dossiers, et la SNCM devra donc rembourser 200 millions d'euros à l'Etat. L'autre dossier est en cours.

"J'ai eu accès à la data room (salle des données, ndlr), et discuté avec Transdev et l'Etat en mai-juin", a indiqué à l'AFP Daniel Berrebi, qui dit avoir "une idée de l'entreprise telle qu'elle est aujourd'hui et telle qu'on voudrait la monter".

"Nous allons racheter la flotte, pas la société. On amènera des fonds propres, le fonds de roulement nécessaire", a-t-il ajouté, sans en préciser le montant. Pour lui, les difficultés de la SNCM viennent notamment du fait qu'"il n'y a jamais eu d'armateur à la tête de la SNCM, (et que) il n'y a pas eu d'actionnaire qui connaisse le maritime depuis la privatisation". Son plan, s'il est retenu, est de développer la desserte du Maghreb au départ de Marseille, y compris en créant une ligne vers le Maroc.

D. L. avec AFP