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Journée sous haute tension pour Renault

Direction et syndicats de Renault se rencontrent pour parvenir à la signature de l'accord sur la compétivité.

Direction et syndicats de Renault se rencontrent pour parvenir à la signature de l'accord sur la compétivité. - -

Les pourparlers autour de l'accord sur la compétitivité s'accélérent ce 5 février. Pour la direction, il est essentiel de conclure avant la publication des résultats du groupe, qui a lieu la semaine prochaine.

Alors que des ouvriers sont en grève dans plusieurs usines du groupe Renault, direction et syndicats planchent de nouveau, ce mardi 5 février, pour parvenir à la signature d'un accord sur la compétitivité. Voilà trois mois que les négociations durent.

Or pour le constructeur, il est essentiel de trouver un accord avant le mercredi 13 février. Passé ce délai, il sera plus compliqué d'imposer des efforts aux salariés comme le gel des salaires pour l’année 2013, la refonte des comptes épargne-temps ou encore la mise en place de clause de mobilité entre les sites de production.

La raison est toute simple : le groupe Renault publiera ses résultats financiers jeudi prochain, le 14 févier. Des comptes qui seront approuvés lors d'un conseil d'administration, la veille.

Un endettement en baisse

Or, les résultats s'annoncent convenables. La baisse du marché européen avait été anticipée par Renault. Le constructeur a mis le cap ces derniers mois sur les pays émergents. Une croissance réalisée essentiellement grâce à la gamme M0 : les Logan et autre Sandéro permettent de dégager une marge opérationnelle supérieure à 7%.

Autre activité particulièrement rentable : la filiale bancaire. En 2011, RCI Banque a dégagé un résultat exceptionnel de près de 800 millions d'euros. Une activité en croissance depuis 2007. Enfin Renault bénéficiera de la contribution financière de son partenaire Nissan.

Par ailleurs, la publication des résultats doit confirmer que contrairement à bon nombre de ses concurrents, son endettement a été fortement diminué.

Plus difficile dans ces conditions de justifier auprès des syndicats la nécessité de gagner en productivité. 

Mathieu Sévin et BFMbusiness.com