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Jean-Louis Borloo très prudent sur la reprise du trafic aérien

Comptoirs d'enregistrement à l'aéroport d'Orly. Selon le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, les compagnies aériennes françaises vont tenter d'assurer 75% des vols long-courriers mardi au départ de Paris, mais la situation reste floue sur les proch

Comptoirs d'enregistrement à l'aéroport d'Orly. Selon le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, les compagnies aériennes françaises vont tenter d'assurer 75% des vols long-courriers mardi au départ de Paris, mais la situation reste floue sur les proch - -

PARIS - Les compagnies aériennes françaises vont tenter d'assurer 75% des vols long-courriers mardi au départ de Paris, a déclaré le ministre de...

PARIS (Reuters) - Les compagnies aériennes françaises vont tenter d'assurer 75% des vols long-courriers mardi au départ de Paris, a déclaré le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, mais la situation reste floue sur les prochains jours à l'approche d'un nouveau nuage de cendres.

Les autorités françaises ont pris la décision de rouvrir progressivement à partir de 08h00 les aéroports du nord du pays, fermés pour la plupart depuis jeudi dernier à cause d'un premier nuage de cendres volcaniques venu d'Islande.

Selon l'organisme de l'aviation civile britannique, un autre nuage se dirige actuellement vers la Grande-Bretagne, laissant craindre de nouvelles perturbations. British Airways a annoncé l'annulation de tous ses vols court-courriers pour mardi.

Le secrétaire d'Etat chargé du Tourisme, Hervé Novelli, a assuré que la France n'hésiterait pas à fermer à nouveau son espace aérien s'il le fallait.

"Il n'y a pas d'hésitation à avoir avec la sécurité des passagers lorsque celle-ci peut être en jeu", a-t-il déclaré sur LCI.

Sur RTL, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a rivalisé de prudence.

"Je ne sais pas encore ouvrir ou fermer un volcan et je ne maîtrise pas les vents", a prévenu Jean-Louis Borloo sur RTL.

"Nous avons une bascule météo a priori favorable à partir de vendredi matin mais le volcan continue à émettre ces particules extrêmement fines et qui sont extrêmement dangereuses", a-t-il souligné.

"Il faut bien avoir en tête que nous sommes toujours dans une situation de crise (...) On ne passe pas tout d'un coup à une situation normale", a insisté le ministre.

"ON A EU RAISON"

Le territoire français est considéré comme "zone de protection" au sein de l'Union européenne qui a fait le distinguo lundi avec les "zones d'interdiction" où tout trafic aérien est banni.

Cela devait permettre de mettre en place des "corridors" entre Paris et les aéroports du sud de la France, où de nouveaux vols tests doivent être effectués mais "un test, à un endroit et à un moment donné, ça ne vous donne pas toutes les données" pour un territoire, a fait valoir Jean-Louis Borloo.

Après chaque vol, les moteurs des avions sont inspectés. Les vols d'essai menés ce week-end n'ont révélé aucun incident mais des dépôts de verre ont été retrouvés dans le réacteur d'un chasseur F-16 de l'Otan ayant traversé la zone de l'éruption.

Pour mardi, "Roissy et Orly assureront progressivement dans la journée les trois quarts des vols internationaux", a estimé Jean-Louis Borloo.

En revanche, les compagnies françaises n'assureront que 25% des vols intérieurs et "c'est pour cela qu'il faut que les trains fonctionnent le mieux possible", a demandé Jean-Louis Borloo, alors que la grève à la SNCF entre mardi dans son 14e jour d'affilée.

Le ministre de l'Ecologie a réfuté tout abus du principe de précaution, devant les critiques des passagers, des compagnies aériennes et des pilotes.

"On sait pertinemment que traverser un nuage volcanique c'est dangereux et ça peut même être mortel (...) Je considère qu'on a eu raison de prendre ces mesures de sécurité civile", a-t-il défendu. "A cette heure, il n'y a pas un avion qui s'est écrasé, pas un mort".

Laure Bretton, édité par Pascal Liétout