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Grève Air France: 70% des vols assurés mardi

Le taux de grévistes reste stable chez Air France. (image d'illustration)

Le taux de grévistes reste stable chez Air France. (image d'illustration) - Philippe Lopez - AFP

Air France prévoit d'assurer 70% de ses vols mardi 17 avril lors de la huitième journée de grève de ses personnels.

Les salariés d'Air France restent mobilisés. À l'occasion d'une nouvelle journée de mobilisation, mardi 17 avril, "70% des vols" seront assurés.

Selon la direction de la compagnie aérienne, les vols long-courrier seront les plus touchés, avec 55% des vols assurés, contre 60% lors du dernier jour de grève mercredi dernier et 65% mardi dernier. Air France anticipe le maintien de 65% de ses vols moyen-courriers au départ et vers Paris-Charles de Gaulle, ainsi que 80% de ses vols court-courriers à Paris-Orly et en province (contre 75%). "Des perturbations et des retards ne sont pas à exclure", avertit également l'entreprise.

 Celle-ci a fait état de taux de grévistes, à partir des déclarations préalables uniquement, en baisse. Il atteindra ainsi 29,6% chez les pilotes (contre 36,3% mercredi dernier), 20,4% chez les hôtesses et stewards (contre 21,6%) et 12,4% pour les personnels au sol (contre 15,1%).

Des négociations toujours en cours 

Après deux jours de négociation avec la direction, l'intersyndicale d'Air France avait maintenu vendredi ses quatre prochains appels à la grève, dont mardi et mercredi, ainsi que les 23 et 24 avril. "La direction reste campée sur un accord pluriannuel (sur les salaires, ndlr), alors que l'intersyndicale ne veut traiter que sa revendication sur 2018", avait indiqué vendredi Karim Taïbi de FO.

Les négociations ont repris ce lundi. L'intersyndicale de pilotes (SNPL, Spaf, Alter), d'hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et Sud), réclame, comme l'Unac qui n'en fait pas partie, une augmentation de 6% des grilles salariales, au titre des efforts passés et des bons résultats de l'entreprise.

Une revendication rejetée par la compagnie qui a proposé, pour tenter de sortir du conflit, une "augmentation générale à 2%" en 2018, contre 1% initialement prévu, ainsi qu'une "augmentation générale des salaires de 3,6%" sur la période 2019-2021.

"La direction est arc-boutée sur sa proposition pluriannuelle", tandis que "l'intersyndicale veut un accord uniquement sur 2018", a de nouveau souligné Karim Taïbi.

A.M. avec AFP