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Fusion EADS/BAE: quel avenir pour le Rafale et l'Eurofighter?

Le Rafale s'est souvent livré dans des batailles épiques avec l'Eurofighter pour gagner des marchés

Le Rafale s'est souvent livré dans des batailles épiques avec l'Eurofighter pour gagner des marchés - -

Gérard Longuet, ancien ministre de la Défense, estime que le projet de fusion entre l’avionneur EADS et le groupe de Défense BAE Systems doit être l’occasion de s'interroger sur la présence de deux avions de combat européens à l’export.

La fusion entre l’avionneur européen EADS et le groupe de Défense BAE Systems continue de progresser. Les deux groupes doivent dire ce mardi 10 octobre si oui ou non ils sollicitent un délai pour présenter leur projet de mariage.

Pour Gérard Longuet, ex-ministre UMP de la Défense, invité dans l’émission Les Décodeurs de l’Eco de BFM Business, cette possible fusion doit soulever des questions sur le devenir des avions de combat européen. "En Europe de l’ouest il y en a deux : le Rafale et l’Eurofighter. Objectivement on peut penser qu’à l’exportation l’un d’entre eux est de trop", estime-t-il.

"Mettre de l'ordre" entre les deux avions

Or EADS détient 46% de Dassault Aviation et fait en même temps partie avec BAE Systems, du consortium européen qui produit l’Eurofighter.

Les deux avions ont souvent été en compétition pour se disputer des marchés. Gérard Longuet rappelle ainsi que l’Inde avait retenu le Rafale au détriment de l’Eurofighter, pour équiper son armée de 126 avions de chasse, en février dernier.

Gérard Longuet estime ainsi que cette fusion doit permettre aux autorités européennes "de mettre de l’ordre". En clair, savoir lequel de ces deux modèles doit être privilégié à l’export.

Julien Marion