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Fusion EADS/BAE: Paris et Londres proches d'un accord

EADS dément toute rumeur rapportant que la fusion avec BAE Systems a échoué

EADS dément toute rumeur rapportant que la fusion avec BAE Systems a échoué - -

Le projet de mariage entre l’avionneur européen EADS et le groupe de Défense britannique BAE Systems ne serait plus bloqué par le bras de fer entre les deux pays. Londres et Paris auraient trouvé un accord sur le plafonnement du capital détenu par les Etats dans la fusion.

La mégafusion dans l'aéronautique entre l'Européen EADS et le Britannique BAE Systems semble sur la bonne voie. Selon l’AFP, qui cite des sources proches du dossier, le bras de fer entre Londres et Paris serait terminé. Les deux pays se seraient entendus pour que la participation totale des Etats dans la future structure ne dépasse pas les 18%.La position de l’Allemagne sur ce plafond n’est toutefois pas encore connue.

Jusqu'ici les trois pays possédant des intérêts stratégiques dans cette fusion (Royaume-Uni, France et Allemagne) divergeaient sur cette question de l'actionnariat souverain. Londres, qui n'est pas actionnaire de BAE Systems, demande qu'un Etat ne possède pas plus de 10% des actions de la future entité issue du mariage entre les deux entreprises

Paris détient actuellement 15% du capital d'EADS, soit 9% dans celui de la future fusion, après dilution. Mais la France comptait éventuellement pouvoir racheter les parts du groupe français Lagardère, soit 7,5% des actions EADS. Ce dernier compte en effet se retirer du capital de l'avionneur.

Un report de la date de dépôt du dossier envisagé

Cette différence de vue bloquait jusque-là les négociations. Le Royaume-Uni demandait à ce que Paris s'engage par écrit à ne pas acquérir les parts de Lagardère. De son côté, Berlin a indiqué prendre une participation publique équivalente à celle de la France, donc 9%, pour le moment. L’Allemagne et la France détiendrait alors 18% du capital à elle deux, soit le montant sur lequel porte cet accord.

Par ailleurs, EADS a annoncé ce mardi matin que son patron, Tom Enders rencontrerait ce soir son homologue de BAE Systems, Ian King, pour discuter des suites que les deux groupes comptent donner au projet.

Une demande de report de la date du 10 octobre (demain), à laquelle les deux entreprises sont tenues de présenter le projet de fusion aux autorités de régulation britannique, pourrait ainsi être envisagée.

BFMbusiness.com et Reuters