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Faurecia juge indispensable un plan pour relancer les ventes de voitures

Invité de BFM Business, Patrick Koller, directeur général de l'équipementier automobile, estime que stimuler la demande est un défi essentiel pour relancer le marché.

Le patron de l'équipementier automobile français Faurecia, Patrick Koller, a jugé nécessaire la mise en place d'un plan de relance par le gouvernement pour stimuler les achats automobiles déprimés par la pandémie de coronavirus.

La très grande majorité des usines du groupe dans le monde auront redémarré leur activité en début de semaine prochaine, a annoncé sur BFM Business le directeur général, en s'inquiétant cependant des commandes qui risquent de ne pas suffire.

"On redémarre. Lundi prochain, nous aurons redémarré environ 88% à 90% de nos usines. Mais redémarrer, c'est une chose, avoir les capacités nécessaires pour les saturer en est une autre et nous n'avons aucune visibilité sur la fin de cette année", déclare-t-il.

Reprise laborieuse

Les ventes automobiles se sont effondrées ces dernières semaines sur les principaux marchés mondiaux en raison des mesures de confinement qui ont paralysé le commerce automobile et paralysé les transports, dans le cadre de la lutte contre l'épidémie de Covid-19.

Plusieurs grands constructeurs, dont Renault et Volkswagen, ont annoncé récemment le redémarrage de leurs usines ce qui implique le redémarrage des équipementiers qui les fournissent en pièces et modules à assembler.

Alors qu'un déconfinement prudent commence dans de nombreux pays, la reprise de l'activité s'annonce toutefois laborieuse.

"Bonnes décisions"

Pour aider le secteur, une mesure incitative est dans les cartons, comme l'avait déjà évoqué Bruno Le Maire lors d'une émission spéciale sur BFM Business et BFMTV la semaine dernière. Une mesure activement demandée par le secteur.

"Le gouvernement a pris les bonnes décisions concernant le chômage temporaire parce que ça permet de gagner du temps, de nous donner la possibilité de voir quelle est la réalité du décrochement de la demande. Mais maintenant, il va falloir s'occuper de la demande, c'est la plus grande incertitude du moment. Nous ne savons pas comment les consommateurs vont réagir. Donc oui, c'est très important de relancer la demande correctement", a expliqué Patrick Koller.
Olivier Chicheportiche avec AFP