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Eurofighter: le patron d'Airbus s'insurge contre l'Autriche

Tom Enders, le patron d'Airbus, répond à Vienne

Tom Enders, le patron d'Airbus, répond à Vienne - Gunther Schiffman - AFP

Visé par une enquête judiciaire sur la vente de l'avion de combat, Tom Enders accuse Vienne de "rhétorique électorale de bas étage". Il dénonce ainsi "un abus du système judiciaire à motivation politique".

Tom Enders, n'apprécie guère d'être mis en cause dans l'affaire Eurofighter. Cette enquête initiée par le gouvernement autrichien sur des faits de corruption et de fraude présumés lors de la vente de l'avion de combat vise plusieurs personnes dont le patron d'Airbus lui-même.

Ce dernier a affirmé ce jeudi que cette enquête n'était "rien d'autre que de la rhétorique électorale de bas étage". "Ce qui se passe en Autriche est un abus du système judiciaire à motivation politique" dans la perspective des élections législatives qui doivent se tenir au plus tard en 2018, affirme-t-il dans une déclaration transmise à l'AFP.

Contrat controversé

Cette enquête concerne un contrat controversé de vente de 18 avions de combat Eurofighter pour 2 milliards d'euros en 2003. À l'époque, Tom Enders dirigeait la branche défense du groupe EADS, devenu Airbus Group depuis janvier 2014.

L'Autriche avait annoncé en février avoir porté plainte contre Airbus, auquel il réclame jusqu'à 1,1 milliard d'euros. Les accusations de l'Autriche sont "infondées", a répété Tom Enders dans sa déclaration, ajoutant que "les autorités judiciaires arriveront également à cette conclusion -mais certainement seulement après les élections".

"D'ici là, cette posture va durer parce que ce dont il s'agit, c'est de distraire le public jusqu'au jour de l'élection", a-t-il poursuivi. "Nous ne laisserons pas le gouvernement autrichien se servir de nous comme d'un punching ball qu'il pourra frapper pour gagner facilement des points politiques", a-t-il poursuivi.

J.M. avec AFP