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En grève, des salariés de Vélib' tentent de bloquer le service

Le passage de témoins entre les deux prestataires doit se faire au 1er janvier.

Le passage de témoins entre les deux prestataires doit se faire au 1er janvier. - Florian David - AFP

Des salariés de Cyclocity, filiale de JCDecaux en charge des Vélib', ont décidé de bloquer les dépôts. Ils demandent à intégrer Smovengo, le nouveau prestataire, en bénéficiant de la même rémunération et des mêmes avantages.

Des salariés de Cyclocity, filiale de JCDecaux en charge des Vélib' actuellement en grève pour leur emploi, ont décidé de bloquer les dépôts ce mercredi, a-t-on appris de source syndicale. "On a bloqué tous les dépôts", a affirmé à l'AFP Bambo Cissokho, secrétaire du comité d'entreprise de Cyclocity, et "on est en train de déconnecter les stations", a-t-il ajouté.

Des salariés parmi les 270 que comptait la filiale du dispositif de vélo en partage observent depuis mardi dernier un mouvement de grève, avec manifestations dans les bureaux de Smovengo et Indigo, repreneurs du service au 1er janvier 2018, ou devant la mairie de Paris.

Ils demandent qu'à l'occasion de leur transfert du groupe JCDecaux, l'ancien prestataire de Vélib', à Smovengo ils bénéficient des mêmes conditions de salaires et d'avantages. "On est le 22 novembre et on n'a rien, aucune garantie", relève Bambo Cissokho qui demande l'organisation d'une nouvelle réunion avec Smovengo, JCDecaux, le syndicat mixte Autolib' Vélib' et les syndicats. La Ville de Paris, qui fait partie du Syndicat, "n'a jamais pris ses responsabilités", a-t-il ajouté.

"Il y a zéro embauche"

Alors que Smovengo avait déclaré que les ex-salariés étaient "prioritaires" à l'embauche, Bambo Cissokho se montre plus que sceptique: "Il y a zéro embauche et les quelques salariés qui ont reçu une réponse, se voient proposer entre 300 et 600 euros de moins".

"On maintient la pression", souligne pour sa part Laurent Degousée, délégué Sud-Commerce. Le Conseil de Paris, sur proposition Udi-Modem, a voté mardi le principe d'une indemnisation des abonnés -qui pourrait être un prolongement d'abonnement de quelques mois- en raison des perturbations actuelles. "On est contents pour les usagers, mais la Ville de Paris s'occupe-t-elle des personnels ?", a-t-il demandé.

Selon le Syndicat Vélib citant JCDecaux, les stations étaient pour la plupart connectées en fin de matinée. Le Syndicat note néanmoins que le mouvement de grève "va toucher le calendrier" des installations et désinstallations entre les deux opérateurs, "on fait notre maximum". Le passage de témoins doit se faire au premier janvier, avec des stations étant déjà en cours de désinstallation quand l'installation des nouvelles prendra quelques mois.

D. L. avec AFP