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EADS/BAE: la presse américaine fustige les responsabilités des Etats

L'échec de la fusion entre les deux géants de la défense symbolise la difficulté de la coopération européenne pour la presse américaine

L'échec de la fusion entre les deux géants de la défense symbolise la difficulté de la coopération européenne pour la presse américaine - -

Les journaux américains sont unanimes, au matin de ce jeudi 11 octobre. Le projet de fusion entre l’avionneur européen et le groupe de défense britanniques a été victime de querelles inquiétantes entre les Etats.

L’échec de la fusion entre EADS et BAE fait réagir aux Etats-Unis. Aucune déclaration chez Boeing où l'on imagine un soulagement de la part des dirigeants. Les commentaires de la presse américaine concernent surtout l'incapacité des Européens à se mettre d'accord.

"Le projet a été victime de marchandages politiques", écrit ainsi le New York Times. "L'effondrement de cet accord géant soulève des questions sur la capacité des Européens à lancer de nouvelles coopérations transfrontalières", explique le journal.

"Un révélateur" de la crise de l'euro

Le Wall Street Journal, le quotidien des milieux d'affaires, écrit que l'accord a été victime du conflit entre les Etats et que beaucoup ont été surpris par les réticences allemandes. "C'est un révélateur", dit le Wall Street Journal, "de ce qui se passe sur des dossiers plus importants comme la crise de l'euro ou la crise bancaire : le décalage entre les déclarations des dirigeants européens en faveur d'un renforcement de l'Union et leurs actes en faveur de leurs intérêts nationaux".

"Voilà des mois que les dirigeants de Boeing s'angoissaient" écrit Jim Jelter un blogger du Wall Street Journal. Maintenant ils peuvent se relaxer. "L'ironie de l'histoire", poursuit il "c'est que la menace n'a pas été anéantie par Washington ou par l'OMC mais par les chamailleries des Européens eux-mêmes".

Jean-Bernard Cadier