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Déconfinement: le secteur aérien veut reprendre sans neutraliser de sièges dans les avions

Invité de BFM Business, Alexandre de Juniac, le PDG de l'association internationale du transport aérien (IATA), explique que les risques de contamination à bord des avions est très faible.

Alors que le déconfinement se précise dans de nombreux pays, le trafic aérien va encore souffrir de longs mois. Sur BFM Business ce lundi, Alexandre de Juniac, le PDG de l'Association internationale du transport aérien (IATA) prévoit un redémarrage en trois phases qui s'étaleront sur l'année: d'abord les vols domestiques, puis les vols continentaux et enfin les vols inter-continentaux. Mais selon lui, à la fin 4e trimestre de cette année, le trafic ne représentera que "50 à 60%" de la même période un an plus tôt. "Des chiffres assez pessimistes", selon lui.

Et il faudra revoir complètement les règles d'embarquement et en vol pour éviter de nouvelles contaminations. Mais pour le responsable, pas question de neutraliser un siège par rangée d'avions pour appliquer une distanciation sociale.

Contrôle sanitaire à l'aéroport

"On éviterait de neutraliser le siège central parce que nos analyses montrent qu'en avion la contamination a été extrêmement faible. C'est vraiment infinitésimal. Ces analyses sont préliminaires. (...) C'est dû à la ventilation qui est plutôt bien faite, elle va du plafond vers le sol. C'est dû au fait que les gens sont assis face à un siège", explique Alexandre de Juniac.

Et de prévenir à nouveau: "on ne peut pas faire voler un avion aux deux tiers plein sauf à augmenter les prix (des billets) de 50%, ce qui est contraire à tout ce qu'on a fait depuis 40 ans ".

Quelles seront alors les mesures appliquées? "On est en train de discuter avec tous les gouvernements pour essayer de mettre en place le même processus partout pour éviter les complications. Il y aurait un contrôle à l'aéroport, peut-être une déclaration de santé, distribution de masques, port du masque obligatoire à bord". Tout comme "le contrôle de température, la désinfection de l'avion", ajoute le responsable.

Olivier Chicheportiche